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La magie de l’instant présent

En montagne, on sort de sa couchette avant l’aube et on marche pendant des heures pour le voir se lever, alors qu’au bord de la mer c’est la cérémonie du coucher que l’on admire et qui donne un instant festif à chaque fois où il disparaît au fond de l’eau. C’est étrange non ? puisque c’est toujours du soleil dont on parle…Je me souviens de la petite histoire qu’on nous racontait pour mieux assimiler les leçons de géographie. « Est » se lève avec le soleil et se promène toute la journée dans le ciel pour aller de l’autre côté… mais en chemin il rencontre « Ou » et ils deviennent des amis inséparables, ainsi le soir c’est « Ouest » qui se couche avec le soleil. Là où j’ai grandi, j’ai ainsi appris que les Alpes étaient à l’Est et le Jura à l’Ouest. Alors quand on est au bord du Pacifique n’importe où sur les Amériques, on est sûr d’avoir quelques beaux couchers de soleil et la magie de l’instant présent. Même si ce cérémonial s’installe dans la répétition, celui que l’on surnomme Jean Rosset* dans le pays de Vaud d’où je viens mérite bien quelques acclamations.


*Au fait, quelqu’un saurait-il me dire pourquoi on le surnomme ainsi ?

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La galleta de mar

La première fois que j’ai vu cela sur la plage, j’ai pensé naïvement qu’un artiste talentueux avait peint ce joli dessin de fleur et fait des trous sur cette pierre ronde. Puis j’ai vu la même réplique sur le comptoir à la réception de l’hôtel. L’aimable réceptionniste m’a expliqué qu’il s’agissait d’une « galleta de mar » (le biscuit de mer) ou le « sand dollar » (le dollar du sable). L’artiste de ce chef d’œuvre ? La mer… Wow !

Alors je suis retournée me promener à marée basse pour vous montrer cette splendeur.

Le nom scientifique : mellita quinquiesperforata… C’est une espèce d’oursins qui vivent enterrés dans le sable ou la vase qu’ils filtrent pour en retirer leur nourriture. Avant d’être blanchie par le soleil après sa mort, son corps est recouvert d’un fin duvet de poils (les piquants des oursins plus connus). N’est-ce pas incroyable ce dont la nature est capable ?

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Des oiseaux

La faune est étonnante dans la mangrove. Nous avons entendu, puis vu des singes tout là-haut sur les arbres, quelques crocodiles à l’air nonchalant et des dizaines d’oiseaux. Il y en a de nombreuses espèces, du tout petit colibri au grand héron, mais je n’ai toujours pas aperçu mon préféré : le toucan. Malheureusement ils ne sont pas très faciles à photographier. Celui-ci a été plus collaboratif puisque c’est un nocturne. Le guide nous a dit son nom mais ma mémoire est sélective elle l’a déjà éliminé. 

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Des crabes

Les palétuviers sont impressionnants mais surtout fort utiles. Ces arbres sont les seuls capables de pousser avec les pieds dans l’eau salée et de s’adapter à la fluctuation des marées. Ils font partie d’un écosystème particulier appelé la mangrove, un genre de végétation que je n’avais jamais visité. C’est une véritable forêt amphibie dans laquelle on ne peut se déplacer qu’en bateau. Cela forme une barrière naturelle entre la terre et la mer qui permet de limiter les dégâts en cas de tempêtes, d’ouragans voire même de tsunami, une vraie richesse écologique quoi ! Sur les racines de ces arbres on peut y voir un ballet constant de crabes aux couleurs éclatantes.

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Visite de la mangrove

La Playa Grande fait partie du parc national Las Baulas, c’est un site important pour la nidification des tortues (las baulas = tortues luth qui sont en voie de disparition). Comme ce n’était pas la saison pour observer la ponte, escorté par les gardes du parc, je suis allée voir la mangrove en bateau. Attention cependant aux imprudents qui pourraient être tentés par la baignade dans l’estuaire, la petite ville de Tamarindo étant tellement proche à marée basse. Il vaut mieux prendre le bateau parce que des imprudents ou des surfeurs attaqués il y en a déjà eu suffisamment m’a-t-on dit. Ce bébé crocodile n’a qu’une année et pourtant il vit déjà tout seul. J’en suis encore à me demander comment notre guide l’a repéré en passant sur l’une des multiples voies navigables de l’estuaire. 

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V… comme vacances

Vous savez combien j’aime faire durer les plaisirs et partager quelques bribes avec vous. Me voici rentrée à la capitale après une semaine d’immersion dans une nature sauvage bienfaitrice. Les batteries sont rechargées, mais ouvrons encore un peu la fenêtre vers quelques paysages. J’étais au nord-ouest sur la plage très bien nommée Playa Grande. Alors, quand le courage diminuera, je repartirai en pensées pour une de mes longues promenades matinales sur le sable. L’énergie du 1er jour me fit aller jusqu’au bout de la plage, ayant droit aux félicitations de mon téléphone pour les 14’093 pas parcourus, entrecoupés il est vrai de quelques plongeons rafraîchissants… et tout ça avant le petit-déjeuner.

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La pire invention du Costa Rica

D’après vous lequel des deux véhicules est le plus bruyant ? 

Comme partout ailleurs sur la planète les livreurs ont proliféré, cherchant chacun un gagne-pain, une alternative à leur vie d’avant la crise. Chacun investit dans son outil de travail en fonction de son budget.

Voici sur la droite de cette photo la pire invention du Costa Rica : le vélo avec moteur. Je vous assure qu’il fait plus de bruit que le Puch Maxi de ma jeunesse. Permettez-moi d’être quelque peu sceptique quand on me dit que je vis dans un pays écolo. À San José, les moteurs pétaradent et m’assourdissent, ici on aime ce qui fait du bruit, les grosses cylindrées et les 4/4. Quand je pense que dans la petite Suisse on s’inquiète des moteurs électriques qui ne font pas assez de bruit et mettent en danger les piétons. 

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Le Buddha du café

Le sentier sur les collines de café me transporte jusqu’au souvenir de ma maison en Colombie, située au milieu d’une plantation caféière. Quelle n’est pas ma surprise de voir surgir l’image de ce Buddha, comme si mon aventure népalaise se mélangeait à la colombienne… sans oublier de me rappeler que c’est au Costa Rica que je vis.

Je n’ai pas découvert pourquoi on a placé ce Buddha de la gratitude sur cette plantation, mais il est sûr que les producteurs savent exploiter la rentabilité de leurs terres. L’endroit a été conçu pour les adeptes de « sentierisme » ou pour ceux qui préfèrent des émotions plus fortes sur les tyroliennes au-dessus des champs de café. Certes la balade était fort sympathique, j’ai enfin pu user mes chaussures de trek. Il n’empêche que je reste sur la retenue quand je vois l’exploitation commerciale d’un tel site. Quoique, cela pourrait donner des idées aux agriculteurs d’ailleurs : faire payer les consommateurs de paysage pour admirer leur travail de peintres de la nature.