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La critique

Aujourd’hui c’est mon rapport avec la critique qui m’interroge. C’est au moment de publier la photo du début des « Vagues de l’échec » sur ce blog que j’ai eu une réaction horrifiée : malgré les dizaines de relecture (personnelle et d’aimables correcteurs), j’avais laissé la trace d’une erreur de français ! Quelle honte ! Sans attendre une seconde, j’ai bloqué la publication, corrigé et téléchargé le nouveau manuscrit sur Amazon. Pourtant, l’angoisse des potentielles erreurs continue de m’agiter, raison pour laquelle je cherche des mots à associer à la critique et c’est ce cher Winston qui y répond le mieux.

La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas. Winston Churchill

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Prologue

J’essaie souvent de comprendre pourquoi je ressens ce besoin d’écrire. En préparant l’atelier d’écriture de cet après-midi, je suis tombée sur la phrase de Cesare Pavese

Il est beau d’écrire parce que cela réunit les deux joies : parler seul et parler à une foule.

Voilà une citation qui explique mon envie de partager ce petit extrait des vagues de l’échec

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Les vagues de nos rêves

J’ai grandi dans une culture où l’on condamnait toute ambition personnelle, qualifiant de péché d’orgueil toute tentative d’élever sa tête au-dessus des autres. Vivant depuis de nombreuses années dans des cultures différentes, je comprends mieux aujourd’hui pourquoi j’ai en moi ce sentiment d’illégitimité. Il faut mettre des mots sur mes maux et oser affirmer tout haut : « Ce n’est pas l’acte d’écrire ou de briller en soi que Calvin rejette, mais la volonté de se glorifier plutôt que de glorifier Dieu ». Ce qui explique ma difficulté à parler de mon travail d’auteur. Si je ne me reconnais dans aucun dogmatisme religieux, je défends tout ce qui est spirituel en nous… et surtout la liberté de pensée… Donc, je préfère écouter d’autres pensées moins castratrices…

Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut-être, croyez en vous et ils se réaliseront sûrement. – Martin Luther King

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Les vagues de l’échec

Je vous ai promis il y a quelque temps de vous parler de mon nouveau récit qui vient d’être publié. On me dira peut-être que le titre n’est pas très accrocheur…

Les vagues de l’échec.

Eh oui, c’est un véritable défi que d’oser étaler un tel mot sur une couverture alors que tout le monde cherche à afficher sa réussite. Pourtant, c’est le titre qui explique le mieux la tempête.

Voici la genèse de ce récit :

On m’a annoncé mon échec en quelques lignes administratives ; il m’a fallu dix ans pour en comprendre la portée. Commencé en 2016, ce texte est né d’une nécessité : comprendre ce que l’échec fait à l’identité, à la vocation, au désir de transmettre. Ce qui devait être le récit critique d’une formation s’est peu à peu transformé en exploration intime, navigant parfois sur les flots de la colère ou de la honte, offrant aussi de belles consolations littéraires grâce à des bouffées de poésie.

Le livre alterne journal et lettres adressées à des figures admirées — écrivains, personnages de fiction, passeurs de mots — qui deviennent des interlocuteurs symboliques me guidant vers la liberté. J’ai lancé des bouteilles à la mer, des messages à l’univers pour continuer d’avancer

Dans une époque où les récits de réussite sont à la mode, « Les vagues de l’échec » propose de faire de l’échec non un effondrement, mais un déplacement, une traversée, peut-être une chance. C’est probablement le plus intimiste de tous mes livres, ce qui explique pourquoi je repousse à chaque fois le moment de vous en parler et d’en faire la publicité… Ce matin, le lac est calme… alors je me lance… On verra bien où cette vague de courage me porte…

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Gerra vue Lac

Puisque le ciel est enfin bleu, ce matin, je pars à la chasse à l’image. Je voulais vous montrer le charme du petit village de Gerra depuis le lac. N’ayant pas les talents du peintre, il faut trouver la bonne heure où la lumière dessine l’ombre parfaite… Et je me rends vite compte que le village n’est pas facile à photographier n’étant exposé ni au soleil levant ni au couchant… Alors voici mon meilleur essai…

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Samedi 9 mai 2026

Assise sous les pins, le regard plongeant sur le lac Majeur… je suis montée m’installer sur mon banc préféré en-dessus de mon nouveau village pour vous donner quelques nouvelles. Depuis le 1er décembre, je suis désormais « chez moi » dans le Gambarogno. Ce coin tranquille m’enchante, balcon dont je ne me lasse pas pour méditer la chance qui est la mienne d’avoir atterri à Gerra. J’ai longtemps gardé la nouvelle comme un secret, par peur qu’il ne disparaisse. Aujourd’hui, le soleil brille, le lac est plat, j’organise mon deuxième atelier d’écriture et je m’apprête à publier un nouveau récit. Il est donc temps de reprendre contact avec les réseaux pour tenter de m’améliorer dans l’art de la publicité.

« Les vagues de l’échec » est presque prêt à être imprimé… Promis, je vous en dirai bientôt un peu plus…

Pour l’instant, pensons aux ateliers d’écriture. Je retrouve avec joie les participantes italophones et l’envie me vient de partager la beauté de cette région avec des amateurs francophones d’écriture créative. Alors faites-moi signe si vous êtes intéressé/e par un atelier d’écriture d’un week-end ou un séjour d’une semaine pendant l’été.

Bien sûr, je travaille et habite toujours dans le canton de Schwytz, mais je m’étonne moi-même de constater combien mon esprit de grande voyageuse se contente désormais de ces allers-retours entre les cantons de Schwytz et du Tessin, comme si ce nouvel endroit me permettait d’explorer des territoires intérieurs encore inconnus.

Voici la photo du petit village de Gerra-Gambarogno où se niche ma nouvelle maison, juste en face d’Ascona, sur la rive du lac Majeur la moins fréquentée.

Une dame s’arrête près de mon banc. Je suis sur le chemin « Tra monte e lago ». À côté de moi le panneau « L’uva, il vino, la grappa » qui fait partie du sentier éducatif reliant Dirinella à Vira, sur lequel on apprend toutes sortes d’informations intéressantes sur la région.

La dame est avec un groupe d’une dizaine d’excursionnistes. Je les entends s’extasier comme mon petit-fils avec des « Oh wow ! » en admirant la vue plongeante sur Gerra. C’est vrai que la sortie de la forêt est surprenante… J’explique à la dame que c’est mon coin préféré à seulement cinq minutes de chez moi. En hiver la vue est encore plus dégagée sur le Verbano (l’autre nom du lac Majeur pour les Tessinois) car le châtaignier devant nous n’a pas de feuilles. La dame voudrait s’asseoir à mes côtés pour savourer le spectacle… mais elle s’excuse, disant qu’elle est toujours la dernière du groupe parce qu’elle aime bien perdre son temps en regardant autour d’elle. On se salue en souriant.

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Étape 8 – Zug – Einsiedeln

Ma curiosité était trop grande, je n’ai pas résisté à aller voir de l’autre côté. On annonçait 45 kilomètres de Zug à Einsiedeln… mais j’en ai fait pas mal de plus. En effet, je me suis trompée plusieurs fois ou alors, pensant m’être trompée, je suis revenue en arrière pour contrôler les panneaux. Ce n’est certes pas dû au fait d’avoir commencé le parcours dans l’autre sens vu qu’il est piqueté dans les deux sens… Je suis encore une apprentie. En toute logique la consommation de Vély a montré combien j’avais allongé le parcours et il a fallu une longue pause pour l’abreuver. Arrivée devant ma porte, sa batterie était à 2 %… Ouf ! Pour aller plus loin, il faudra que je me décide à utiliser un GPS plus efficace que les indications routières, parce que j’ai vu hier qu’une simple déviation pour travaux réussissait à me dérouter… et mon instinct n’est pas toujours des meilleurs quand je ne connais pas la région. Pas sûr que je trouve toujours une auberge sur le chemin pour nous désoiffer et je n’ai aucune envie de monter les pentes en danseuse. Puisque, sans vouloir offenser Vély, il est vraiment trop lourd sans la magie électrique.

Je ne sais pas si le futur me permettra de découvrir les autres étapes, promis je vous raconterai, mais il ne me reste plus que trois jours pour vagabonder, lundi : retour à l’école.

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La petite valise rouge

Eh oui, il a fallu ravaler la frustration du voyage consommé sans la joie du séjour… L’envie de recharger la valise rouge vers une autre destination m’a désertée, coupée par une attitude arrogante et sans empathie de la part de SWISS.

Heureusement, j’ai trouvé quelques maisons accueillantes du côté du Tessin pour soulager cette colère contre moi-même d’avoir commis pareille boulette. Le doux sourire de mon petit-fils a consolé ma peine au bord du lac Majeur, dans le magnifique val Bavona enfin retrouvé, et chez moi à Einsiedeln.

Alors j’ai ressorti la petite valise rouge de mon enfance et quelques jouets de mes enfants pour accompagner l’enfance de ce joyeux bambin. Mais qui donc avait perçu en moi cette passion pour le voyage ? C’est dommage, j’ai oublié de qui me vient ce cadeau.