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Saviez-vous que l’écureuil ne retrouve que le 10 % de ce qu’il a caché pendant la belle saison ? Si je l’ai suivi pour savoir ? Non, je l’ai lu quelque part.

  • Fake news ! s’écrierait le vilain canard de l’autre côté de l’Atlantique.

Alors comme je ne retrouve pas où j’ai lu cette information, libre à vous de la croire. C’est vrai que si on y réfléchit, cela demanderait un sacré travail de filature pour vérifier… 

Peu importe, j’ai confiance et cela me rend ce petit animal solaire encore plus sympathique. À lui tout seul, il symbolise l’énergie, la passion, la vitalité, le jeu, la prudence, la prévoyance, l’équilibre, la distraction et peut-être même la socialisation. 

Et nous ? Retrouverons-nous cette aptitude à la socialisation ? Deviendrons-nous agoraphobes après tout ce temps sans s’être immergé dans la foule ? Ou alors pleurerons-nous de joie assis coude à coude sur les strapontins d’un vieux théâtre, ébahis non seulement par le spectacle, mais aussi par les sourires des spectateurs démasqués ? 

Pour l’instant, tout cela ressemble à une histoire de science-fiction… Malheureusement, personne ne parle de rééducation à la socialisation. En Allemagne, on impose des becs de canard à tout le monde. Encore une fois je m’étonne de combien les gens sont dociles et obéissants, je me demande si un jour on ne finira pas par voir des personnes avec des masques à oxygène. 

Ce qui m’attriste, c’est le petit écureuil que j’ai vu partir avec entre ses pattes un vieux masque bleu en papier, jeté par terre au milieu des feuilles mortes.

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Quantité de jours ou qualité des jours ?

Sylvain TESSON. – Le virus n’a pas fauché l’humanité. Les mesures de quarantaine, elles, l’ébranlent. Cela inspire une question : la réponse au virus est-elle proportionnée à sa menace ? Que protège-t-on ? L’intérêt de la vie ou sa durée ? L’un n’est pas comptable de l’autre ! Il y a ceux qui pensent que la valeur de la vie tient à sa longueur plus qu’à sa substance ! Et il y a ceux qui veulent vivre pleinement, même si la santé s’en trouve fragilisée. « Plus longtemps, même enfermés » disent les premiers ! « À l’air libre, malgré le risque », disent les seconds. C’est une éternelle question : dehors ou dedans ? le plein vent ou le formol ?

—Interview du Figaro du 2 novembre 2020—

Ceci explique cela… on ne se mettra jamais d’accord… Sauf que les décideurs ne sont pas les premiers concernés, ils se laissent conseillés par ceux qui pensent que la valeur de la vie tient à sa longueur… Notre idéal de vie doit-il vraiment être basé sur la quantité de jours plutôt que sur la qualité des jours ? Comment peut-on avoir envie de vivre sans conjuguer le verbe « se réjouir » une seule fois durant toute une année ? Je me demande tout de même si l’on n’est pas en train de vouloir remettre le monde entier dans la caverne de Platon.

Oui, le monde est dangereux quand on sort de la caverne. Oui, on se brûlera les yeux si on regarde le soleil après autant de temps passé dans l’obscurité. Oui, n’importe quel fauve peut nous sauter dessus quand on risque un pas hors de sa tanière. Oui, on pourrait mourir de froid si on se perd dans la neige sans être habillé chaudement. Malgré tous ces dangers, la vie vaut la peine d’être vécue, non ? 

C’est vrai que les politiciens ne sont pas des philosophes. Dites-moi cependant comment ne pas crier AU SECOURS quand on entend un Premier ministre répondre avec un chèque de santé mentale pour les étudiants en détresse psychologique ?

La nature nous a donné un corps et de quoi raisonner, non ? Même si ce corps n’ose plus tousser, même si ce corps n’ose plus tomber malade, ne faudrait-il pas considérer comme tout à fait normal qu’un jeune ait envie de mettre fin à ses jours après lui avoir confisqué toutes ses libertés ? Pourquoi l’envoyer chez le psychiatre plutôt que de le laisser retourner en cours ? Faites-leur donc écouter la chanson « Faut rigoler » d’Henri Salvador…

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Les racines du ciel

Il a aussi neigé à Aix-la-Chapelle… Certes je n’ai pas eu besoin de raquettes pour me promener dans la forêt, mais ce saupoudrage m’a donné l’impression qu’on avait entendu mes lamentations au sujet de ce paysage trop gris. Alors je dis « merci pour ces belles racines dans le ciel » sans exiger plus.


Sinon, nous sommes encore restreints dans nos libertés dans ce grand pays. On croyait tous que le mot magique était « vaccin », pourtant il ne semble destiné qu’à allumer d’autres polémiques et on continue de prôner la vertu de la patience. Ainsi je ne sais toujours pas si on perd la boule à Berlin, si l’eau sent bon à Cologne ou si la Forêt Noire a une atmosphère de fête d’anniversaire. Tout comme je n’ai pas encore trouvé quelqu’un pour m’expliquer pourquoi un esprit tordu avait décidé qu’on dirait « das Mädchen » plutôt que d’accorder la féminité à cette jolie demoiselle.

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Bonne Année 2021 !

Bonne année !

Bonne santé !

Bon festival 2021 sans bal masqué !

Santé !!!

Si hier a été une journée sans thé, peut-être qu’aujourd’hui vous aurez besoin de cent thés…

Sentez-vous déjà l’atmosphère de cette nouvelle année ? 

Ce matin la neige tombe à nouveau et saupoudre le paysage depuis quelques heures… 

Le bonheur est comme la neige : il est doux, il est pur et… il fond.

 Claire Malesset

Alors sachons profiter de l’instant présent tout au long de l’année !

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On referme bientôt la porte 2020…

Je me souviens parfaitement de mon premier message de l’année 2020. J’avais choisi l’image d’une magnifique porte Newar, ignorant sur quoi elle allait s’ouvrir. 

Personnellement, je ne comprends pas ceux qui vont consulter des diseurs de bonne aventure pour tenter de savoir ce que leur réserve l’avenir. Parce que franchement, si vous aviez su ce que cachait ce 2 fois 20… auriez-vous ouvert la porte ? 

Certes, je n’ai pas à me plaindre. Je l’ai commencée dans les montagnes népalaises, je la conclus sur les bords du lac Majeur, encerclé par les sommets enneigés, sans avoir imaginé qu’en cours de route j’élirais domicile en Allemagne.

J’ai une étudiante de 80 ans qui souhaitait reprendre quelques cours de français. Quand elle a su que ce n’était plus possible de suivre un cours dans une salle de classe, elle était déçue, alors je lui ai proposé d’essayer un cours en ligne. Elle a fait venir son technicien pour installer tout ce dont elle avait besoin pour un cours sur Zoom. Le technicien m’a appelée pour faire un essai de connexion et nous avons pu commencer. Comme elle adore chanter, nous travaillons chaque semaine sur une chanson française. L’autre jour, c’est elle qui m’a demandé la chanson Chante la vie chante de Michel Fugain… À la fin du cours, je lui ai dit qu’elle avait eu une excellente idée. Je voudrais tant que plus de gens aient la jeunesse et l’optimisme de son esprit. En préparant la leçon, sur les vidéos, j’ai retrouvé les couleurs tape à l’œil de l’équipe du Big Bazar, l’insouciance des années 70… et surtout cette phrase que l’atmosphère exagérément dramatique de cette année (qui se termine dans quelques heures) a décidé d’effacer : 

Chante la vie chante, comme si tu devais mourir demain

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Tu viens d’où ?

Il ne neigeait pas sur le lac Majeur aujourd’hui… mais qu’est-ce qu’il était beau. 

En hissant mes gambettes tout là-haut sur la montagne, je réfléchissais à la question qu’on me pose de temps en temps « Tu viens d’où ? » Pas facile de répondre. Partir, c’est mourir un peu dit le poète… mais il dit aussi c’est son âme que l’on sème à chaque adieu… Alors quand je reviens dans les endroits où j’ai semé, c’est un peu de moi que je retrouve. Âme vagabonde, je suis d’un peu partout.