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Sur la route de la soie

J’aime bien flâner dans une ville inconnue, surtout quand elle est généreuse dans son offre de bancs publics. J’avance, je m’assieds, je regarde, j’écris, je lis… Souvent cette pause solitaire intrigue, on me tient compagnie, on me questionne, on échange un moment en cherchant une langue commune. À Boukhara, beaucoup parlent le tadjik, (une variante du persan) mais on y entend toutes les langues et c’est probablement ce qui relie le plus la ville à son passé. À part « merci » (rahmat), j’avoue ne pas avoir fait beaucoup de progrès en ouzbek (qui ressemble parait-il au turc) mais je m’améliore chaque jour en russe. C’est impressionnant la capacité qu’ont les commerçants ou les artisans à repérer la langue parlée par chaque visiteur. Et vu qu’ils sont aussi capables de converser (pour ne pas louper une affaire) en français, j’ai fait part de mon étonnement devant mes collègues (eh oui, j’ai déjà repris le chemin de l’école jeudi), car peu de nos étudiants sont motivés pour apprendre le français.  La plupart des jeunes préféreraient apprendre l’anglais car pour eux c’est la langue du futur pour s’ouvrir au monde sur le plan des études, du commerce, du business ou des relations internationales. Probablement que Tashkent manque de véritable stimulation pour apprendre le français, étant donné que la ville n’est pas fréquentée par autant de touristes qu’à Samarcande ou Boukhara. 

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