Assise sous les pins, le regard plongeant sur le lac Majeur… je suis montée m’installer sur mon banc préféré en-dessus de mon nouveau village pour vous donner quelques nouvelles. Depuis le 1er décembre, je suis désormais « chez moi » dans le Gambarogno. Ce coin tranquille m’enchante, balcon dont je ne me lasse pas pour méditer la chance qui est la mienne d’avoir atterri à Gerra. J’ai longtemps gardé la nouvelle comme un secret, par peur qu’il ne disparaisse. Aujourd’hui, le soleil brille, le lac est plat, j’organise mon deuxième atelier d’écriture et je m’apprête à publier un nouveau récit. Il est donc temps de reprendre contact avec les réseaux pour tenter de m’améliorer dans l’art de la publicité.
« Les vagues de l’échec » est presque prêt à être imprimé… Promis, je vous en dirai bientôt un peu plus…
Pour l’instant, pensons aux ateliers d’écriture. Je retrouve avec joie les participantes italophones et l’envie me vient de partager la beauté de cette région avec des amateurs francophones d’écriture créative. Alors faites-moi signe si vous êtes intéressé/e par un atelier d’écriture d’un week-end ou un séjour d’une semaine pendant l’été.
Bien sûr, je travaille et habite toujours dans le canton de Schwytz, mais je m’étonne moi-même de constater combien mon esprit de grande voyageuse se contente désormais de ces allers-retours entre les cantons de Schwytz et du Tessin, comme si ce nouvel endroit me permettait d’explorer des territoires intérieurs encore inconnus.
Voici la photo du petit village de Gerra-Gambarogno où se niche ma nouvelle maison, juste en face d’Ascona, sur la rive du lac Majeur la moins fréquentée.
Une dame s’arrête près de mon banc. Je suis sur le chemin « Tra monte e lago ». À côté de moi le panneau « L’uva, il vino, la grappa » qui fait partie du sentier éducatif reliant Dirinella à Vira, sur lequel on apprend toutes sortes d’informations intéressantes sur la région.
La dame est avec un groupe d’une dizaine d’excursionnistes. Je les entends s’extasier comme mon petit-fils avec des « Oh wow ! » en admirant la vue plongeante sur Gerra. C’est vrai que la sortie de la forêt est surprenante… J’explique à la dame que c’est mon coin préféré à seulement cinq minutes de chez moi. En hiver la vue est encore plus dégagée sur le Verbano (l’autre nom du lac Majeur pour les Tessinois) car le châtaignier devant nous n’a pas de feuilles. La dame voudrait s’asseoir à mes côtés pour savourer le spectacle… mais elle s’excuse, disant qu’elle est toujours la dernière du groupe parce qu’elle aime bien perdre son temps en regardant autour d’elle. On se salue en souriant.

