C’est debout sur la pointe du Guilliguy, appuyé sur un dolmen et les yeux fixés sur la mer, qu’il faut aller méditer quand la vie étroite du monde vous blesse, on devient fort à cet air de l’océan qui vous coule dans la poitrine. On se sent retrempé et vivace.
Émile Souvestre – écrivain et conteur breton du XIXème siècle
Pas étonnant que durant mon séjour à Portsall cet endroit soit mon préféré pour commencer la journée, l’énergie y est bienfaisante. En voici une photo pour que je puisse continuer à chatouiller le Guilliguy en pensées. Il abrite des vestiges mégalithiques, dont un menhir et une allée couverte classée aux monuments historiques. Tous les éléments sont réunis – la Terre : un promontoire en granit bien enraciné – l’Eau : une vue plongeante sur l’océan Atlantique (mer d’Iroise à cet endroit) – l’Air : les vents constants balaient la pointe. Selon les druides cela permettrait un nettoyage mental et le renouvellement des pensées – Le Feu : le soleil couchant embrase la roche. Je préférais y aller le matin, c’est plus solitaire, le soir il y a foule pour admirer.
Et je crois bien que c’est grâce à ce lieu que mon imaginaire est parti très loin pour cueillir une histoire à l’autre bout du monde…

