Ah les Tuk tuk ! Je ferais le tour du monde en Tuk tuk… C’est la fin du voyage… enfin presque, puisqu’il faudra encore quelques heures de bus (et non les tuk tuk ne vont pas jusqu’à Katmandou) pour regagner la capitale.

Ah les Tuk tuk ! Je ferais le tour du monde en Tuk tuk… C’est la fin du voyage… enfin presque, puisqu’il faudra encore quelques heures de bus (et non les tuk tuk ne vont pas jusqu’à Katmandou) pour regagner la capitale.

Je ne sais pas s’il y a vraiment des éléphants sauvages dans le parc de Chitwan. Le guide a bien essayé de nous parler de l’éléphant Ronaldo, cherchant à nous rassurer, après avoir raconté tous les dégâts et les morts qu’il avait causés, en précisant qu’il avait été vu dans le sud du parc, donc on ne risquait rien avec les furies de Ronaldo. La légende plaît peut-être aux touristes, pourtant le regard des gros pachydermes est triste et l’on se dit qu’ils auraient toutes les raisons de se mettre en colère pour conquérir leur liberté.
Dernier petit tour en ville, où la nuit dernière se promenait un rhinocéros au milieu de la rue principale…

Heureusement nous n’avons pas croisé d’éléphants chargés de touristes, mais si vous passez par Chitwan (ou ailleurs), même si on vous le propose, épargnez les éléphants, refusez de vous balader sur leur dos…

Un regard furtif à travers le rideau d’arbres éblouit un instant…
On n’a même pas peur du crocodile paresseux prenant le soleil. On trébuche sur d’immenses crottes de rhinocéros mais ce n’est qu’en fin de journée qu’on les verra gambadant lourdement au loin. Et c’est devant la ville que l’un d’eux a décidé de prendre son bain pour être immortalisé sur des centaines de clichés.
Le Népal a aussi des endroits sans montagnes. Nous voici arrivés au parc national de Chitwan, le plus vieux parc national du Népal, créé en 1973. Au début, il semble qu’il manque quelque chose à l’horizon, puis la quiétude des lieux inspire. Le parc est connu pour ses rhinocéros et les tigres pour les chanceux (mais je ne sais pas si j’y crois étant donné que je n’ai parlé avec aucun chanceux qui les aurait vus). Alors on part en pirogue dans une brume à couper au couteau, puis à pied à travers la jungle. Vu les avertissements pas très rassurants du guide en début de journée, au cas où on croiserait un rhinocéros, on passe toute la journée à espérer et à craindre en même temps la rencontre soudaine avec ce gros mammifère. Sur le terrain, le guide lit la carte des animaux passés par là, les griffes du tigre qui marquent son territoire sur les troncs d’arbre, les empreintes des petits comme des gros animaux, les oiseaux…
Calme,
Humble piroguier,
Insufflant au paysage
Toute l’amplitude mystérieuse…
Wonderful!
Andiamo!
Naturaleza…

Peut-être devrais-je vous remercier…
Alors que ce soir l’électricité s’en va puis revient, créant des jeux de lumière dans mon petit chez moi, je réfléchis à l’endroit que j’aimerais partager avec vous demain (qui sera aujourd’hui quand je me serai décidée), mais surtout je me demande ce que je pourrais bien vous raconter. Mes projets d’écriture n’avancent guère mais je continue à faire ma gymnastique des mots, me promenant de-ci de-là, sachant que je suis chanceuse d’écrire pour un destinataire : vous. Et comme je n’oblige personne à me lire, je n’ai enfin plus peur d’ennuyer mon lecteur.
HI pour ne pas oublier le rire.
MA guarda che vista!
LA parce que j’ai envie de chanter.
YA qu’à marcher…

Entrer dans une forêt, c’est entrer dans l’imaginaire… Les arbres ont des histoires à raconter, des forces à donner, ils éveillent chaque sens en nous. La forêt console et aide à retrouver la joie. Depuis l’enfance, j’aime m’y promener, c’est un lieu plein de ressources qui font du bien.
Ce jour-là, la brume accentuait l’aspect mystique des lieux, à tel point que j’ai presque oublié que j’étais au Népal et n’aurais pas été surprise de rencontrer un druide avec sa serpe.

L’araignée n’est-elle pas le symbole même de la patience et de la persistance ? Raison pour laquelle je voulais lui faire honneur aujourd’hui par ce travail minutieux découvert au cœur de la forêt…

Difficile de rester insensible aux charmes de Bandipur… Enfin une ville piétonne ! C’est un véritable musée vivant de la culture Newar. Jusque dans les années 60 c’était une étape importante sur la route commerciale entre l’Inde et le Tibet, maintenant elle est à l’écart de l’axe Katmandou Pokhara, pourtant cela vaut la peine de s’y arrêter. Bientôt un téléphérique y montera… Ce qui m’a le plus enchanté c’est la profusion de fleurs dans la rue principale.
