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Le jardin de l’acrobate

Ma vie ressemble parfois à celle d’un acrobate. L’autre jour j’ai vu une petite tulipe dans le jardin qui fut le mien à Ascona, j’ai été émue autant que le Petit prince avec sa rose. Un autre jour ce sont les fleurs du cerisier dans le jardin de mon ancienne maison à Locarno qui m’ont rappelé d’autres saisons de ma vie. Alors j’ai aussi songé au petit sapin de Noël devenu grand que nous avions planté dans le jardin de l’immeuble de Gordevio. Et ce jour-là mon ancien collègue m’a donné des nouvelles de l’oranger qui parfumait mon balcon du Costa Rica avec ses fleurs. Eh oui, j’ai grandi près de la terre, j’aime semer sur mon passage. Quel rapport me direz-vous entre l’acrobatie et les jardins ? Je ne sais pas vraiment… Peut-être la poésie …la souplesse… ou la capacité d’adaptation.

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Accepter ce qui se présente

Il y a quelques jours, quelqu’un a mis cette question qui me tourne dans la tête :

Est-ce parce qu’on est heureux que l’on accepte ce qui se présente ?

Ou parce que l’on accepte ce qui se présente qu’on est heureux ?

Personnellement, aujourd’hui je réponds sans hésiter par la deuxième proposition, c’est parce que l’on accepte ce qui se présente qu’on est heureux… parce que si on ne l’accepte pas on est malheureux non ? Imaginez un peu si j’avais espéré une glace à la pistache dans ce « café très très gourmand », j’aurais pu être très malheureuse, non ? Bah, c’est vrai que mon raisonnement est un peu bête vu que j’étais heureuse d’être en bonne compagnie, c’était aussi normal d’accepter ce qui se présentait dans l’assiette. Alors cette question philosophique risque de tourner encore un moment dans ma tête. Qu’en dites-vous ?

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Le voile du brouillard

En me faufilant dans cet étrange brouillard du mois de mars, je pense à ces promesses du futur qui éclatent sous les bombes pas très loin de la tranquillité helvétique. Mon interrogation face à la folie humaine est toujours aussi grande, mais malheureusement la compassion qui se déverse sur l’Ukraine n’arrête pas la violence ni la soif du pouvoir. 

On voudrait hurler le nom de cet homme, en prononçant à la française, avec un -u- qui n’est pas un -ou- et un -in- qui sonne avec une voyelle nasale, on voudrai lui crier d’arrêter ce carnage ! Mais les insultes ne servent à rien, elles pourraient même lui donner l’excuse de la riposte. La diplomatie paraît inefficace, pourtant personne ne souhaite que l’Europe s’enflamme pour montrer sa colère.

Aujourd’hui le brouillard semble poser un voile sur demain, une réflexion de ce devenir incertain. Puisse la confiance guider les égarés vers moins de souffrance et la flamme de l’espoir ramener les plus fous sur le chemin de la raison.

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Petit tour dans les Alpes

Je me souviens quand j’étais enfant, j’avais toujours peur au début de la saison d’hiver de ne plus savoir skier. Alors vu que je n’avais pas chaussé les skis depuis trois ans, la crainte s’est réveillée. Quelle chance de me faire inviter du côté des 4 vallées pour relever le défi. Eh oui, c’est comme le vélo cela ne s’oublie pas… Quel bonheur de retrouver de tels paysages et de partager les joies de cette fin d’hiver en bonne compagnie !

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Moulin au fil de l’eau

Comme j’aime me promener avec les yeux d’une étrangère venue d’ailleurs, c’est toujours un brin étrange quand on découvre sa région avec un regard de touriste. Malheureusement, je découvre ce musée trop tard sur les rives de l’Orbe puisqu’il a été fermé, le propriétaire désirant créer des appartements dans ce bâtiment historique. C’était le temps où l’énergie était un problème local, on savait placer les moulins au bord des rivières (ou là où il y avait beaucoup de vent) afin d’utiliser une énergie gratuite tout en laissant l’eau (ou l’air) continuer sa course après qu’elle (ou il) ait actionné quelques mécaniques. Dommage, je ne saurai pas ce que cache ce pont de bois couvert, alors je lui imagine quelques jours de gloire, je lui invente une légende digne du célèbre pont de bois de Lucerne, avec une touche plus industrielle qu’aristocratique.