Senza categoria

Un lieu plein de ressources

Entrer dans une forêt, c’est entrer dans l’imaginaire… Les arbres ont des histoires à raconter, des forces à donner, ils éveillent chaque sens en nous. La forêt console et aide à retrouver la joie. Depuis l’enfance, j’aime m’y promener, c’est un lieu plein de ressources qui font du bien.

Ce jour-là, la brume accentuait l’aspect mystique des lieux, à tel point que j’ai presque oublié que j’étais au Népal et n’aurais pas été surprise de rencontrer un druide avec sa serpe.

Forêt

 

Senza categoria

Bandipur

Difficile de rester insensible aux charmes de Bandipur… Enfin une ville piétonne ! C’est un véritable musée vivant de la culture Newar. Jusque dans les années 60 c’était une étape importante sur la route commerciale entre l’Inde et le Tibet, maintenant elle est à l’écart de l’axe Katmandou Pokhara, pourtant cela vaut la peine de s’y arrêter. Bientôt un téléphérique y montera… Ce qui m’a le plus enchanté c’est la profusion de fleurs dans la rue principale.

Bandipur

Senza categoria

Un sommet libre

Ma fille appelait cette montagne le Toblerone; c’est vrai qu’elle ressemble un peu à notre Cervin. Son vrai nom est le Machapuchare (ce qui signifie queue de poisson). Il culmine à 6997 mètres, mais n’espérez pas monter au sommet pour admirer les Annapurna. Pour les Népalais c’est une montagne sacrée, aucun permis n’est délivré pour son ascension. L’unique tentative attestée a eu lieu en 1957 par une équipe britanique. Deux membres de l’expédition grimpèrent jusqu’à environ 50 mètres du sommet mais ne terminèrent pas l’ascension, car ils avaient promis de ne pas mettre pied sur le sommet. J’aime bien cette idée qu’il y ait encore un endroit dans ce pays, libre de toute conquête.

rptnboz

Senza categoria

Un guide formidable

Comme je suis assez douée pour me perdre… la sagesse des années me fait apprécié les qualités d’un guide pour me lancer sur les chemins inconnus. Le nôtre était, comme on dit du côté de Kandersteg : FORMIDABLE. Je ne juge pas les qualités d’un guide par la précision avec laquelle il nous cite le nom de chaque sommet (que j’oublie un peu trop rapidement si je ne les escalade pas), mais par la passion qu’il a pour son métier. Nous n’avons jamais su pourquoi on l’avait surnommé Indra, l’histoire était trop longue à raconter a-t-il précisé. Le matin du 1er janvier, quand on lui a souhaité « Bonne Année ! », il a répondu : « Mais c’était hier la Nouvelle Année ! » Après lui avoir affirmé que non (il faut le comprendre, ici il y a la nouvelle année des Népalais en avril, des Newar en octobre, des Tibétains en février, et sûrement qu’ils fêtent aussi celle des Chinois et d’autres dont je ne suis pas encore au courant), il a dit : « Et bien mince alors, j’ai dit Bonne Année à tout le monde hier, il faudra que je reprenne mes vœux. » Non seulement il provoquait le rire à tout instant, mais il avait un don particulier pour nous faire apprécier des petits riens, comme s’ils représentaient le luxe d’un 5 étoiles, négociant par exemple avec la propriétaire des lieux avant de s’installer dans sa guesthouse : « Est-ce que vous faites le feu ce soir ? » Il faut dire que c’est particulier au Népal, malgré le froid de l’hiver, les maisons avec un fourneau à l’intérieur sont très rares. Alors comme la propriétaire a accepté de faire le feu dans le tonneau en fer tapissé de boue séchée, nous sommes restés. Et Indra a commandé les habituels pop-corn avec le thé avant de jouer au Nepali Gin Rami, un jeu de cartes qu’il nous a enseigné pour nous faire compter en népalais (et qu’il est peut-être le seul à connaître).

Senza categoria

Côté montagne

Là, j’avoue que j’ai eu un petit peu peur… Au moment où j’ai appuyé sur la gâchette pour immortaliser ce troupeau de mulets, j’ai repensé à ce que nous avait dit le guide, soit de toujours se placer côté montagne quand on devait s’arrêter pour laisser passer un animal. Il avait même donné un exemple dramatique, comme aiment le faire les guides, pour être sûr qu’on n’oublie pas ses instructions. En plus, vu son regard, je crois bien que je m’étais arrêtée exactement là où la mule avait décidé de passer… Ouf, si vous voyez cette photo, prise depuis le côté interdit, vous imaginerez sans doute que l’histoire s’est bien terminée…