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J’avance…

Même si on le sait, le plus dur c’est toujours l’attente, le temps que prennent les formalités, l’errance de l’une à l’autre. Bien sûr, me répond la responsable de toute cette paperasserie, j’avais reçu la liste de tous les documents à fournir pour obtenir le visa de travail. Alors c’est sur moi qu’est jetée la responsabilité de ne pas avoir pris rendez-vous tout de suite au bureau chargé de photocopier mes empreintes digitales. Comment lui expliquer que de là où je viens cela ne m’est pas venu à l’esprit ? Alors après presque une semaine, elle m’indique enfin le site sur lequel prendre rendez-vous C’est vrai elle a raison, c’était déjà mentionné dans le mode d’emploi destiné aux nouveaux professeurs, sauf que ce n’était pas inscrit que c’était à moi de deviner comment cela fonctionnait. Quand finalement je vais sur le site en question, tous les rendez-vous sont pris jusqu’à la fin du mois. Le découragement me gagne et je reporte le problème au lendemain. Je ressaie au petit matin et réussis à trouver un rendez-vous pour le 26 février. À peine le temps de noter le numéro à 32 chiffres (des chiffres et des lettres en réalité) sur mon agenda et tout disparaît. J’attends et espère une confirmation par mail… Pour plus de sécurité, je demande à mon jeune collègue, qui a passé sur la même case il y a une semaine, s’il a reçu un mail de confirmation. Oui… Mais le mien n’arrive jamais. Alors ? (je découvrirai dix jours plus tard que le message avait atterri dans la boîte des spams)

Entretemps, il a fallu recontacter mon ambassade pour un autre papier officiel, attestant que je m’étais bien inscrite chez eux. Non, les autorités suisses n’acceptent pas le paiement par carte de crédit. Si je n’ai pas de compte bancaire ici, il faut que j’aille à l’ambassade pour obtenir le document et le payer au comptant.

(…)

Voilà ce que j’avais commencé à vous écrire il y a déjà quelque temps alors que j’attendais dans je ne sais plus quelle file d’attente. Après avoir pris rendez-vous, j’ai donc été à mon ambassade pour récupérer le bout de papier A4 nécessaire, payant comptant les 28’000 colones (environ Frs 41.-) exigé. Mon regard n’était pas très content, puisqu’une fois de plus j’ai découvert que le même document est gratuit à l’Ambassade de France pour mes collègues de l’Hexagone. Finalement, j’essaie d’être philosophe et de me dire que ce n’est pas forcément moi qui suis malchanceuse (eh oui il faut assumer le fait que je viens d’un pays capitaliste), mais plutôt les Français qui ne réalisent pas la chance qu’ils ont de ne jamais avoir à payer pour les documents officiels…

À part cela, j’essaie de m’adapter au rythme endiablé des cours en ligne, posant plus le regard sur l’écran de mon ordinateur que sur les paysages du Costa Rica. Je franchis pas à pas les étapes de l’adaptation. D’ici le 1er mars, j’aurai peut-être mon nouvel appartement…

Cette semaine, j’ai réussi à ouvrir mon compte en banque… C’était la première fois qu’un employeur m’attribuait un guide local pour cette opération. Au deuxième rendez-vous, j’ai tout de même réussi à y aller seule. J’ai dû tellement attendre que j’ai pensé que cela allait encore foirer, à cause de mon visa qui expirait le jour-même où je venais retirer ma carte bancaire. La jeune employée, qui s’était occupée de moi à la première visite, a refilé mon cas à son collègue du guichet d’à côté, un charmant jeune homme. Je n’avais pas à me plaindre, j’étais assise et avais tout le loisir d’écrire entre deux questions. Il aurait bien voulu connaître la neige, alors on a un peu discuté. Il est tombé instantanément amoureux de mon passeport qu’il feuilletait avec admiration. Eh oui, j’étais sa première cliente suisse. Puis il est parti, me disant qu’il allait faire la carte. Comme ça prenait du temps, je me résignais déjà à l’idée de devoir revenir une troisième fois pour obtenir le petit bout de plastique.Quand il a enfin réapparu, le sympathique banquier s’est excusé, disant que c’était la faute à mon passeport. En effet, tous ses collègues avaient voulu feuilleter ce surprenant petit livre rouge à croix blanche. Je lui ai tout pardonné, puisque comprenant instinctivement que je n’étais pas trop douée avec la technologie, c’est lui qui a installé l’application nécessaire sur mon téléphone afin que je puisse avoir l’e-banking et consulter mon solde. Certes mon solde était à zéro, parce que tout sympathique qu’il était, il n’avait pas versé de montant initial sur mon compte, a-t-il précisé en souriant. Ouf une autre étape de franchie et avec un banquier tellement plus bienveillant que celui qui me faisait peur en Allemagne (à cause de son impatience devant mon ignorance).Tenez-moi les pouces pour que vendredi ils acceptent d’imprimer mes empreintes digitales sur les documents officiels bien que mon visa sera échu depuis une semaine. On a bien essayé de me prendre un rendez-vous au bureau d’immigration pour le renouveler, mais la première date disponible était en août. Ne vous inquiétez pas si vous n’y comprenez rien, je garde en tête la meilleure philosophie des Népalais : « À la fin tout finit toujours par s’arranger… Si ça ne s’arrange pas, c’est que ce n’est pas la fin. »

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