Non ! Je ne veux pas aller dans ce trou. Là-bas, les gens ne mangent que des marrons. Tu ne peux avancer sans tomber sur un rocher. Personne n’ose camper dans leurs champs, les locaux dorment dans des cabanes. Le chauffeur du bus refuse de s’arrêter. Malgré cela, la célèbre Meg se cache sur ces terres. Comment cette star a-t-elle pu se poser dans cette jungle sauvage ? Elle n’a pas peur de perdre l’amour de ses fans. On raconte qu’elle n’a même pas emporté de bagages. Mettons des ronds sur les bâtons. Quelqu’un m’a soufflé la réponse : « Dans sept jours, elle recevra une récompense sur la scène de la Grande Place de Locarno. »
Catégorie : Français
Le cercle de la lettre qui manquait
Ce récit du mercredi part sur le chemin et se perdra peut-être dans la nature. Quand l’écriture s’en va vers les yeux du lecteur, un nuage se remplit, une bulle éclate dans le ciel. Isabelle regarde et devine ce qui est caché dans la brume. Elle imagine le sel de la mer et les fleurs du passé. Elle entend les pleurs de l’enfant. Elle respire les effluves du futur. La perspective de ce devenir incertain la rend nerveuse. Assise à la terrasse du bar, elle met du sucre dans le café, mais elle le laisse sur la table, car si elle le buvait elle perdrait le défi. Plus tard, elle verra enfin le lac apparaître dans le paysage : le cercle de la lettre qui manquait.
Je ne veux qu’espérer
Cette semaine, je vous propose un jeu d’écriture. Sur le modèle de Georges Perec et de son roman lipogramme La disparition, (un roman dans lequel n’apparaît jamais la lettre E). La proposition d’écriture consiste à produire un texte (même qu’une seule phrase) dans lequel il manquera une des 5 voyelles. On commencera aujourd’hui avec l’absence de la lettre A. Je vous invite ensuite à mettre votre texte (et l’illustrer si l’envie vous vient) dans les commentaires de ma page Facebook (ou sur cette page sous commentaire).
Exemple :
Je ne peux me nommer, je suis obligée de rester derrière un voile d’ombre. Les coulisses restent le lieu de tous les possibles. Monter sur scène, privée de peur, devient un défi. Je déroule mon texte comme les moulins tournent sous le vent… Je ne peux que courir et oser l’imprévu. Ils écoutent, je ne veux qu’espérer. Le moment du mot FIN s’écrit. Une pluie de fleurs tombe sur scène et inonde mes pieds de leur contentement. Les gens sont joyeux, ils crient et respectent une consigne stupide. Personne ne prononce celle qui est interdite. Merci d’être venus ! Vous êtes bon public ! Vous méritez un petit tour à Fusio.
La confiance
Même quand le nuage passe, je n’ai plus envie d’abandonner. Je continue de marcher. Dans mon bagage, j’ai une nouvelle veste, celle de la confiance. Sur le chemin, je prends le temps d’observer les gens qui me font des signes et hochent la tête pour confirmer la direction choisie.
Voyage vers le sud
C’est vrai, vous pourriez vous demander pourquoi je tiens tant à attirer les touristes au Tessin, ils sont déjà si nombreux. Les gens qui ont expérimenté les embouteillages du Gothard ne me contrediront pas. N’ayez pas peur d’être le vacancier intelligent. Osez faire quelque chose de différent… Choisissez l’itinéraire bison futé, prenez le train, le vélo si vous avez un physique à tout épreuve, la moto peut-être…
Mon défi
Ces deux dernières semaines, je vous ai parlé des facteurs de motivation pour participer à un atelier d’écriture. Voici mon plus grand désir : créer la marque Atelier d’écriture Anne-Lise Ravey, en alliant ces dix points. Un défi ? Ce n’est pas mon premier. Celui-ci me permet d’allier tout ce que j’aime : accueillir, écouter, diffuser un sentiment d’harmonie au sein d’un groupe, faire découvrir, guider, accompagner, stimuler, organiser, proposer, enseigner, partager…
Quand on écrit, on prend soin de soi, on fait quelque chose qui nous fait du bien, on s’offre du temps pour soi. Cela peut avoir un effet réparateur, l’atelier restaure la confiance en soi. En tant qu’animatrice je garde toujours à l’esprit la notion d’animer comme synonyme de donner vie.
Si vous m’envoyez un message à l’adresse anneliseravey@bluewin.ch. je vous enverrai, en cadeau, un document qui résume les dix points qui pourraient vous motiver à vous inscrire à un atelier d’écriture.
En attendant, l’ambiance vacances règne, alors continuons cette exploration touristique en terre tessinoise.
10. Piste pour retravailler le texte
Le texte écrit au cours d’un atelier d’écriture est un premier jet qui, parfois, surprend aussi son auteur. À l’intérieur de chaque histoire, on apprend à repérer le germe de son devenir. Lors des retours, l’animateur (voire les participants les plus expérimentés) donnera une piste pour retravailler le texte. Cela peut être un travail sur les temps verbaux, le choix de la narration, la psychologie des personnages, etc. L’auteur devient l’artisan dans son atelier et c’est l’assiduité qu’il y mettra qui permettra de rendre un texte publiable.
Estival Jazz Lugano (12, 13, 14 juillet 2018)
8. Aspect ludique
L’aspect ludique est une caractéristique sympathique de l’atelier d’écriture. Le jeu permet d’oublier la contrainte de l’écriture et lance chaque écrivant sur une piste à explorer. Ainsi celui qui pense ne pas avoir de fantaisie se libère de la peur de la page blanche. Et celui qui déborde d’idées peut canaliser son esprit créatif. Le texte se met en forme. On joue avec les lettres, les couleurs, les images… le participant devient acteur.
Festival des artistes de rue Ascona (chaque année durant le week-end de Pentecôte)
6. Bien-être
En atelier d’écriture, on est dans l’authentique, dans le vrai, même si on invente. On se sent accueilli. Quand le groupe fonctionne, cela crée un sentiment de bien-être d’être ensemble. L’acte d’écrire reste individuel, mais il est stimulé par l’énergie du groupe. En organisant des ateliers d’écriture, je voudrais que l’écriture devienne un festival ouvert à tout public.
Voilà pourquoi j’ai choisi de vous parler des différents festivals qui ont lieu au Tessin. La semaine dernière, j’ai proposé le Magic Blues (festival qui a lieu sur les places des villages du Val Maggia du 6 juillet au 3 août) et la fête médiévale, Spada nella Rocca, dans les châteaux de Bellinzone (durant le week-end de Pentecôte). Revenons à Locarno pour les concerts Moon and stars (du 13 au 21 juillet 2018).
5. Émotions
Il y a beaucoup d’émotions dans un atelier d’écriture. On rit souvent, parce que l’on ose rire de soi-même. On n’a pas peur de dire ce qui nous touche. Il peut y avoir une forme de tension qui, quand elle se relâche, provoque le rire, voire le fou-rire ou les larmes. Sans forcément tout dire, l’écriture permet de s’alléger, de se soigner, de rêver, de voyager, de ne pas oublier. On apprend à utiliser son propre vécu et à remodeler le passé pour qu’il devienne une fiction destinée à un lecteur. Certains ont le talent d’inventer une histoire à partir d’un rien, d’un mot ou d’une sensation. Le plaisir d’écrire devient collectif, on mélange la peur à la joie, la colère à la surprise, la honte au plaisir, ou la tristesse à l’amour. Chacun rêve, à sa manière, d’une montagne d’où admirer un paysage d’émotions.
