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Jour 18

Coucou me revoilou !

Comme je ne trouvais pas de poisson d’avril à vous faire, j’ai décidé de quitter les lumières de la scène un moment… histoire de me décontaminer et de voir si c’était devenu une addiction. Me voici rassurée…

En réalité, je me suis imposée cet absentéisme pour mieux réfléchir, pour mieux me confiner dans le confinement. Il est bon de s’ennuyer un peu pour être plus créatif. Peut-être que tout cela a été provoqué par la phrase

If you can’t go outside, go inside.

Alors, si vous y passez plus de temps qu’avant le confinement, vous saurez les richesses qu’on peut trouver dans son jardin intérieur, une véritable cinémathèque…

À Katmandou, tout est paisible, nous sommes dans notre troisième semaine de confinement et je crois que je suis devenue une bonne « confineuse ». Quant au Covid 19, les cas signalés sont passés à neuf, dont toujours aucun de mortel. Pourquoi alors rester confiné me demanderez-vous ? Peut-être parce que l’on craint encore une bombe à retardement. Probablement parce que notre modèle est celui de l’Inde et tant qu’ils resteront confinés, nous risquons de l’être aussi. Pourquoi l’épidémie semble-t-elle épargner le Népal jusqu’à aujourd’hui ? Une protection du Buddha ? Il y a plusieurs hypothèses, je pencherais plutôt pour celle de l’hygiène ou celle du BCG…

Voici la traduction d’un extrait d’un article du Nepali Times paru le 6 avril

Nepali Time

(…)

Selon les experts en santé publique, l’une des raisons est que les pays les plus pauvres n’ont tout simplement pas assez de matériel pour dépister les populations à risque. Mais d’autres soutiennent que même s’il y avait beaucoup de personnes infectées dans les environs, le coronavirus ne se propagerait pas dans le sous-continent de manière aussi agressive qu’ailleurs.

De nombreuses théories circulent pour expliquer ce phénomène, notamment l’hypothèse de l’hygiène » qui semble montrer que les Sud-Asiatiques ont développé une résistance aux nouveaux virus parce que l’environnement n’est pas aussi stérile que dans les pays industrialisés. D’autres scientifiques ont émis l’hypothèse que les pays à forte incidence de malaria semblent être relativement moins touchés, et ont même proposé la chloroquine comme remède.

Une théorie qui semble plus plausible est que les habitants des pays qui administrent le vaccin antituberculeux BCG (Bacillus Calmette-Guerin) semblent être moins sensibles au COVID-19. Même avant cette pandémie, des études épidémiologiques avaient indiqué des niveaux immunitaires plus élevés chez les personnes ayant reçu le BCG contre les maladies transmissibles, y compris les infections virales.

Le nombre étonnamment faible de cas de nouveaux cas de coronavirus au Népal pourrait-il être attribué au vaccin BCG qui a été largement utilisé dans la population au cours des cinq dernières décennies ? La campagne de vaccination du BCG a débuté au Népal en 1979 dans le cadre du Programme élargi de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et depuis lors, des millions de Népalais ont été vaccinés avec ce vaccin.

Les taux de morbidité et de mortalité liés au COVID-19 varient considérablement dans les différentes régions du monde, et les scientifiques ont essayé de comprendre pourquoi. Par exemple, des pays comme l’Italie, les Pays-Bas et les États-Unis, qui n’ont jamais eu de programme complet de vaccination par le BCG, semblent avoir été immergés de manière disproportionnée. Des tests sont actuellement en cours dans plusieurs laboratoires en Europe pour vérifier si cela est effectivement vrai.

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2 réflexions au sujet de “Jour 18”

  1. Interessanti queste osservazioni… in effetti ha senso ciò che viene detto nell’articolo. Sembrano inverosimili i numeri che hai citato, solo nove contagiati e nessun morto! Saranno attendibili? Tutta gelosia la mia… Le cifre del Ticino sono molto diverse: più di 2700 contagiati e 227 morti e non è più il cantone maggiormente colpito in Svizzera, prima di noi ci sono Vaud e Ginevra.
    La questione del vaccino contro la malaria è giunta anche alle mie orecchie. Chissà, magari questa volta la soluzione arriverà da civiltà che se la tirano un po’ meno degli USA!

    1. Solo un chiarimento: il BCG non è il vaccino contro la malaria (poiché il Nepal, a parte la zona del Terai, non è un paese a rischio malaria), il BCG è un vaccino contro la tubercolosi.

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