Senza categoria

Vive le train !

Ah au fait, je ne vous ai pas raconté mon aventure en train (eh oui, je suis tenace, j’avais cette idée en tête depuis mon arrivée).

Mercredi 9 février 7 h. 59

Ça y est, j’y suis… je pars en train. Je pensais que le train pour Cartago partait à 8 heures, mais quand j’arrive à la gare, il part sans moi dedans… Un contrôleur me fait signe pour me montrer que celui en direction d’Heredia est prêt à partir… Trop tard, il se met en mouvement quand je m’approche. Je vois une femme courir vers un troisième train, je la suis. On me dit qu’il va à Alajuela, peu importe la destination, ce que je veux c’est prendre le train. Le temps de m’installer sur une banquette hyper moderne (on dirait un métro parisien à sa première sortie tant il rutile de propreté), les portes se ferment et c’est le grand départ.

Deux contrôleurs en t-shirt rouges vendent les billets : 1005 colones, d’accord c’est un peu plus cher que le bus, mais c’est tellement plus sympa comme moyen de transport. Je ne comprends pas pourquoi il m’a donné deux tickets, il en déchire un. Non ce n’est pas le ticket pour le retour.

En face de moi, deux jeunes entourent une grand-mère au visage marqué par une longue vie. Celle-ci a l’air ravie de l’excursion. Dans chacune de ses mains, elle tient la main de ses petits-enfants. La jeune fille filme le mouvement et leur trio avec son téléphone portable. Attendrie par ses regards d’amour vers son aïeul, je lui propose de les prendre en photo, lui disant qu’ils forment un très joli tableau. Elle accepte avec plaisir, puis montre le résultat à sa grand-mère. Malgré leur masque, je devine le dessin d’un grand sourire sur chaque visage. 

Quand on repart d’Heredia, je comprends pourquoi j’ai deux tickets, on me demande le deuxième et le contrôleur valide le trajet Heredia – Alajuela en déchirant le deuxième papier.

Le paysage est tout autre vu du train, je préfère tellement le train aux encombrements sur les routes. La locomotive siffle toutes les cinq secondes pour avertir les piétons ou le trafic qui pourraient se trouver sur la voie, car le convoi passe très près des maisons.

Quand j’arrive à destination, je demande à quelle heure est le prochain train pour rentrer à San José – 16 heures 30… ah ouais, c’est peut-être pour cela que si peu de gens le prennent, il n’y a pas beaucoup de correspondance. Je vais avoir largement le temps de me promener dans cette charmante ville que je connais déjà, mais comme je suis en course d’école je profite de la tranquillité de la petite bourgade et retourne voir le musée historique en lisant plus en détail. Je prends le temps de perdre mon temps.

16 h. 10

Quand j’achète mon billet pour le retour à la jeune femme du guichet, elle me dit que ce train (super moderne) existe depuis deux ans et que beaucoup voudraient le supprimer, c’est triste. Ils n’ont rien compris ! Tant pis pour eux, les premiers de classe ne supportent pas qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire pour être meilleurs. Tout est politique certainement, mais ici tout doit d’abord rapporter, on veut que toujours plus de monde gagne de l’argent, ils préfèrent qu’il y ait des bus, des camions, etc. ça donne plus de travail. Ils ne craignent pas les embouteillages, peut-être qu’ils aiment bien cette idée de ressembler aux Américains avec cette impossibilité de se déplacer rapidement aux heures de pointe. 

Peu importe ce que j’en pense, sauver le train ne semble être le combat de personne, ce n’est donc pas mon problème. Comme disait mon grand-père « C’était juste pour dire quelque chose. »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s