Mer bleue estivale
Qui caresse le ciel du sud –
Fil du temps qui file

Mer bleue estivale
Qui caresse le ciel du sud –
Fil du temps qui file

Une température enfin plus fraîche m’a lancée ce matin dans un nouveau jeu de pistes sans une goutte de sueur. Cela m’a permis de voir que les Vietnamiens ont aussi des grosses doudounes dans leur garde-robe.
Le lac Hào Nam a perdu de sa grandeur si j’en crois les commentaires trouvés sur le net et il est peut-être condamné à disparaître si l’on continue à y déverser les déchets pour de nouvelles constructions.

Voici l’article paru hier dans le journal « La Région », le quotidien du Nord Vaudois – Yverdon-les-Bains. Merci au sympathique journaliste Kevin Ramirez !

Devinez quelle chanson j’ai dans la tête !

J’ai été à nouveau titillée par l’envie d’aller dormir ailleurs, histoire de profiter de mes deux jours de congé (je lutte contre le gaspillage à ma façon). Alors hier matin, direction Mai Chau : un petit village à 135 kilomètres d’Hanoï peuplé par des Thaï blanc, lointains cousins d’ethnies thaïlandaises. Ce ne sont pas les attractions touristiques qui m’y amènent mais la promesse de sa beauté naturelle. Et c’est exactement ce que j’y ai trouvé, un petit havre de paix au milieu des rizières, un endroit où se laisser bercer par le chant des coqs ou le cancanage des canards, un endroit où alterner le plaisir de dévorer un bon roman et celui de la promenade, un endroit où les sourires bienveillants des femmes me rappellent celui des Thaïlandaises, un endroit où partir se mettre au vert…

Hier, j’ai reçu un doux message de cette Chère Comtesse : la voici en randonnée du côté du Maroc en agréable compagnie.

Canards au départ ? Canards en livrée ? Canards boiteux ? Pour qu’ils arrêtent de marcher en canard ? Canards à l’orange ? Canards laquais ? Froid de canard ? Vilains petits canards ? Pour que ça glisse comme sur les plumes d’un canard ? Serait-ce pour illustrer la page d’un canard local ? À moins que l’on prenne les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ?
Le mystère reste entier… alors trempez un morceau de sucre dans ce que vous voudrez et faites-vous un canard !

Si je veux de la couleur et des fleurs, c’est toujours autour du lac numéro 1 que je retourne. C’est un sport national que de se faire photographier près du lac Hoan Kiem en habit de cérémonie, surtout les femmes, vêtues d’áo dài (une robe et un pantalon de soie) qui posent devant les objectifs des professionnels ou des amateurs. Le week-end la route qui encercle le lac est fermée à la circulation et il y a chaque fois des animations différentes, cette semaine c’était un festival artistique.

En contemplant les deux fleurs d’hibiscus écloses ce matin sur ma terrasse, je comprends ma tristesse d’hier. Je suis allée visiter le jardin botanique de la ville. Si j’y ai vu de nombreux arbres avec leur nom écrit en vietnamien, aucun ne m’a paru extraordinaire, mais c’est surtout l’absence de fleurs qui a rendu mon humeur maussade. Certes ce n’est pas bien de comparer, chaque lieu a sa spécificité, mais j’avais en tête l’éclatant souvenir du jardin botanique de Lankaster près de San José au Costa Rica et l’espoir d’y voir quelques orchidées. J’en déduis qu’un jardin botanique sans fleurs ne devrait pas porter ce nom-là.
Vu que je n’ai pas trouvé leur nom, j’ajoute les deux petits lacs à ma collection comme les numéros 25 (avec une fleur) et 26.


Ce soir, quand je m’installe sur ma petite terrasse du 7ème étage, j’ai la joie de vivre en direct l’éclipse de lune, belle surprise !
Les soirées de pleine lune me ramènent toujours au Népal, j’y revois les bougies à huile allumées autour du stupa, je me souviens de l’énergie. Ce mois, j’y pense encore plus intensément…
Ces temps, on parle beaucoup du Qatar… Vu que je n’ai jamais regardé un match de foot de ma vie, il ne sert à rien de dire que je boycotterai la manifestation et je ne cherche pas à alimenter la polémique. Par contre, je voudrais que cela génère la compassion du monde entier pour les bâtisseurs des temps modernes qui ont payé de leur vie. Voici pour eux un petit extrait de cette « Chère Comtesse ».

