Une amie m’a dit que mon futur départ vers l’est lui faisait penser au film Indian palace (même si c’est vers le Népal que je m’en vais et que c’est pour y travailler et non pour y prendre ma retraite). Comme vous pouvez l’imaginer, l’entreprise n’est pas des plus facile. Avant de pouvoir monter dans l’avion qui m’emmènera vers Katmandou, il faut s’occuper de toute la partie matérielle, vider une maison, choisir quoi emmener, organiser ici et là-bas en même temps, préparer, prendre le temps des au-revoir, etc… voilà pourquoi je serai plutôt silencieuse sur les réseaux ces prochaines semaines… sans encore savoir si je continuerai ce blog… Dans tous les cas ces rendez-vous matinaux autour de quelques mots m’ont fait du bien et je remercie tous ceux qui ont lu et commenté, me donnant parfois le rayon de soleil dont j’avais besoin.
Auteur : atelieranneliseravey
Seshat, dea della scrittura
Qualcuno mi ha detto che il mio blog in questi giorni aveva il sapore della nostalgia. È vero, parlo spesso di partenza, ma è perché è la mia realtà. La vita mi sta portando verso altri orizzonti. Dove? Vicino al tetto del mondo. Non per scalare l’Everest, non preoccupatevi, ma per insegnare il francese e forse (se trovo persone interessate) per organizzare atelier di scrittura per l’Alliance Française di Katmandu. Per questo motivo sarò un po’ più silenzioso nelle prossime settimane su questo blog e vedremo se continuo quando sarò lì. Lascerò il Ticino fra un mese e la Svizzera in meno di due.
Due giorni fa, ho avuto il piacere di ascoltare per l’ultima volta il tamburo delle parole scritte dai partecipanti all’atelier OSARE LA SCRITTURA. La voce delle signore assomigliava a questo magnifico piatto di frutta preparato da Cristina. Quest’opera d’arte sembrava un’offerta a Seshat, la dea della scrittura.
GRAZIE a chi ha creduto nel mio progetto!

Terre d’accueil à l’horizon
Vous ai-je déjà dit que j’allais m’exiler vers d’autres horizons ? À force de parler départ et déménagement vous l’aurez sans doute compris. Mais vers quelle terre va se diriger mon regard ? Un indice sous forme de devinette :
Mon premier est un chat anglais
Mon deuxième est le verbe qui ne dit pas la vérité à la troisième personne
Mon troisième est un synonyme de tranquille
Mon tout est une capitale

Voce dal mio caro Visconti
Non sono un dittatore, eppure potrei essere accusato di questo perché mi obbedisce. Ecco, sono pronto, le mie riserve sono piene, andiamo, saltiamo sulla pista bianca e scendiamo lasciando una bella scia. Perché sceglie sempre me? Il mio colore? La mia forma? Forse la mia rotondità. No! Lei sa che so tutto di lei, lei sa che oso tutto. Appena mi tocca il suo spirito mi appartiene. Che cos’ha che non va? E’ nervosa ora. Funziona! Adoro spaventarlo. Rimane bloccata, mi ordina di correre, ma io faccio quello che voglio, sono io al comando. Non sono come il bastone del pellegrino, non è su di me che ci si può appoggiare, dico solo quando ne ho voglia. Il mio nome appartiene alla nobiltà… Io semino la gioia quando voglio, specialmente quando lei non ci crede più.

L’ère de l’extrémisme

Pourquoi cette photo transmet-elle autant de tristesse ? Parce que nous sommes dans l’ère de l’extrémisme, comme si nous devenions incapables d’ADMIRER sans y toucher. Pourquoi font-ils tout ça ? Que vont-ils chercher en se mettant en danger ? Est-ce à cause du prix qu’ils paient qu’ils sont incapables de renoncer ? Tant de questions auxquelles je ne sais comment répondre, pourtant je me souviens que ce que j’aime de la montagne c’est cette sensation de plénitude solitaire et l’intensité du silence.
La mélodie du monde
Il y a quelque temps, j’ai eu l’occasion d’animer un atelier d’écriture interculturel en italien, une expérience riche et intense. Il s’agissait de stimuler les participants à écrire, sachant que certains étaient de langue maternelle italienne, d’autres parlaient l’italien assez bien et quelques uns ne l’étudiaient que depuis quelques mois. Lors de l’une de nos rencontres, j’ai laissé chacun écrire et lire dans sa langue maternelle… Grand a été mon étonnement de constater l’émotion qui pouvait passer à travers la mélodie d’une langue dont on ne connaissait pas un seul mot, impressionnant aussi de constater la qualité de l’écoute des personnes pendant les lectures. Nous avons fait l’expérience de la richesse du monde et nous avons vu qu’une langue n’est pas composée que de mots mais aussi d’une musique qui transmet des sensations.

Partire è un po’ morire
Partire è un po’ morire
rispetto a ciò che si ama
poiché lasciamo un po’ di noi stessi
in ogni luogo ad ogni istante.E’ un dolore sottile e definitivo
come l’ultimo verso di un poema…
Partire è un po’ morire
rispetto a ciò che si ama.Si parte come per gioco
prima del viaggio estremo
e in ogni addio seminiamo
un po’ della nostra anima.Edmond Haracourt (1891)
Questa poesia spiega bene cosa significa partire. Lasciamo un po’ di noi stessi… per fortuna, non siamo come un motore che quando perde i pezzi si ferma, perché ho già seminato tanti pezzi di me sul pianeta, abbiamo la capacità di ricostruire e ricominciare ancora e ancora.

Part ! Tire !
Je m’étonne ce matin de ce que contient le mot PARTIR. J’y vois soudain une PART, une portion du gâteau qui doit se séparer ; j’y vois aussi quelque chose qui TIRE, un fil encore attaché au présent et qui va vers ailleurs, vers un ailleurs encore dans la brume.

Insegnare non è riempire un vaso
Insegnare non è riempire un vaso ma accendere un fuoco.
Montaigne
Questa frase riassume molto meglio di qualsiasi libro cosa dovrebbe fare un insegnante. Mescolando delle persone che amano le parole e/o le storie, ho visto che si può intensificare il piacere della scrittura facendo scrivere e leggere tutti, per aiutare ciascuno a scoprire la propria voce.
Mon futur
Mon premier a 6 faces et 6 chiffres
Mon deuxième est le mois dans lequel nous sommes installés.
Mon troisième est la 1ère personne d’un verbe qui se pratique dans l’eau.
Mon quatrième est la 3ème personne d’un verbe qui ne dit pas la vérité.
Mon tout est mon futur d’à présent.

