Allez, un dernier petit tour dans les rizières avant de vous emmener ailleurs. Écoutons un instant ces oies cagnarder (ou cacarder si vous préférez).

Allez, un dernier petit tour dans les rizières avant de vous emmener ailleurs. Écoutons un instant ces oies cagnarder (ou cacarder si vous préférez).

Je n’oublierai pas non plus ce jeune homme tout heureux de nous trouver là et désireux de nous apprendre son jeu de cartes, même si nous ne comprenions pas un seul mot de ses explications. On ne reste pas indifférent non plus devant l’étrange sourire de cette grand-mère aux dents noircies par la mastication du bétel.

Regard de sagesse d’une femme Dao rouge qui nous a ouvert sa maison pour y préparer le repas de midi…

Certes le vert des rizières en terrasses est plus éclatant avant la saison des récoltes. Pourtant, je crois que j’ai préféré l’intimité de notre petit groupe et l’invitation à la rêverie suggérée par les brumes. Excepté les rencontres avec les façonneurs de ces paysages millénaires des montagnes du nord, les chemins de randonnée étaient déserts. Nous avons traversé des forêts de bambou, de sapins, un peu plus haut, marché le long des plantations de thé, passé près des champs de sarrasin aux fleurs magnifiquement rose ou de fougères gigantesques.

Je n’oublierai pas non plus le plaisir de s’asseoir autour de la table remplies de plats vietnamiens, dans lesquels nous plongions nos baguettes au grès de nos appétits. Dans chaque maison, tout au long du repas, nos hôtes avaient à cœur de trinquer avec nous à chaque moment, nous invitant à boire nos petits verres d’alcool de riz avec une formule qui ressemblait à « 1, 2, 3, santé ! » dite dans la langue locale. Il y a 54 ethnies différentes au Vietnam et chacune a sa langue, le vietnamien étant souvent le seul moyen de communication entre des peuples de villages voisins. Dans ces lieux, chaque famille a pour coutume de fabriquer son propre alcool de riz et à tous les repas on nous servait ce même breuvage, le vin local en quelque sorte. Comme c’est une marque d’hospitalité, nous avons répondu à leurs invitations et invité (comme il est de coutume) de temps en temps ceux qui nous avaient invités à boire. Je ne sais pas si c’est parce que je m’y suis habituée au long de la route, mais je le trouvais meilleur de jour en jour.

Partir en trek est toujours une promesse de découvertes et d’efforts. Même si le ciel ne nous a guère offert le bleu de l’horizon, le soleil était avec nous, grâce à la chaleur des regards et des foyers rencontrés sur notre chemin. Au nord du Vietnam, nous avons fait la connaissance des Dao rouges, nous avons mangé, bu et dormi chez eux. Je n’oublierai pas le bain aux herbes qu’on nous a proposé à notre arrivée en signe d’hospitalité. Et comme il faisait froid dans les montagnes, cette immersion dans un tonneau d’eau très chaude infusé avec des herbes médicinales fut un réel moment de bonheur.

Eh oui, pour être qualifiée de vacances, il est impératif que celles-ci aient un caractère éphémère et qu’elles soient marquées par le mot FIN ; d’où mon besoin de les faire durer avec quelques clichés, quelques souvenirs qui permettent de reprendre la route, de se remettre sur le chemin et de raviver l’instant présent.


Dernier message de la cuvée 2022 avant de partir chercher le cadeau que le Père Noël a enfilé dans un gros avion.
JOIE dans les YEUX pour tout le monde, NOS familles, amis, tous les lui et les ELLE !

Colorer la vie
Saupoudrer les cœurs boiteux –
Décembre s’illumine
