Senza categoria

L’art de porter son fardeau

Comment les peuples portent-ils leur fardeau à travers le monde ? Si au Népal les sherpas ne cessaient de m’impressionner par leur capacité à porter de lourdes charges avec un simple bandeau autour de la tête, ici ce sont ces frêles femmes qui se faufilent sur les trottoirs encombrés. Ces porteuses de palanches ont l’art d’équilibrer leurs paniers suspendus à une longue tige de bambou et de les transporter sur une épaule sans le moindre balancement.

Senza categoria

Et j’entends siffler le train…

Eh oui le train passe sur ces rails, mais chaque petit restaurant ou bar affiche l’horaire sur son menu pour éviter les surprises (ou attirer la clientèle). Certes il n’y en a pas autant qu’entre Lausanne et Genève et ils circulent un peu plus lentement. Ici ce ne sont pas les vaches qui regardent passer les trains, on s’installe en terrasse et on attend le train de 19h.15 ou celui de 21h.

Senza categoria

Le pont du Soleil Levant

Lundi matin, c’est mon jour de congé, je sors plus tard pour ma promenade quotidienne autour de mon lac préféré. J’aime bien ce petit pont rouge en bois qui mène au temple Ngoc Son. Son nom : Thê Húc, veut dire « Soleil levant », voilà certainement pourquoi l’énergie y est si bonne tôt le matin. Le pont original datait de 1865, mais il a été reconstruit en 1952 avec une base en ciment. À mes yeux, c’est le petit Golden Gate d’Hanoï.

Senza categoria

Quand les nuages s’envolent

À force de souffler, la magie opère et le paysage se découvre tout là-haut sur la montagne…

Ainsi je peux admirer le gigantesque Buddha de bronze, une statue de 21,5 mètres de haut inaugurée en 2019 à 3075 mètres d’altitude, qui elle aussi est entrée dans le livre Guiness des records mondiaux.

Encore une fois je reste ébahie par cette capacité du pays à transformer la religion bouddhiste en un incroyable parc d’attractions déserté par les moines. 

Senza categoria

Les brumes du Fansipan

À peine sortie du téléphérique, je regarde avec interrogation la longue file des gens qui ont choisi d’aller jusqu’au sommet avec le funiculaire. Eh oui, il semble que cette masse touristique se protège de tout effort pour atteindre le toit du Vietnam. Je préfère me faufiler dans le brouillard qui insuffle une atmosphère mystique aux lieux. En grimpant sur les hautes marches, je tente d’imaginer le décor…

Senza categoria

Téléphérique vers le Fansipan

Le dernier jour de mon séjour à Sapa, j’ai compris pourquoi il y avait une telle explosion de constructions dans la ville. Malgré le temps maussade et une visibilité vraiment pas géniale, j’ai décidé de monter voir ce fameux téléphérique dont tout le monde parlait, pour monter au Fansipan, le toit du Vietnam, haut de 3143 mètres. Bien que la météo ne fût pas au rendez-vous, nous étions nombreux à avoir eu la même idée. Pour arriver au départ des cabines, il faut prendre un funiculaire qui a été construit pour donner l’impression de voyager dans le temps, même si les infrastructures sont super modernes.  Un wagon avec des bancs en bois, comme nos chemins de fer de montagne des temps passés, nous hisse jusqu’à la station de départ. Le téléphérique a été inauguré en février 2016. Il montre bien le désir du pays de se propulser en avant sur la scène internationale, puisqu’il cumule deux records du monde du Guinness Book : un pour être le plus long téléphérique à trois câbles sans arrêt du monde, sur 6,3 kilomètres, et l’autre pour la plus grande différence d’altitude (1410 mètres) entre deux stations.

Senza categoria

Des regards tristes

Non seulement la pollution lumineuse m’a déplu à Sapa, mais j’ai aussi été triste d’observer comment certaines familles n’hésitaient pas à exposer leurs petits enfants dans le but de profiter de cet afflux de touristes. C’est vrai qu’elles sont mignonnes ces petites filles dans le costume traditionnelle d’une des minorités ethniques de la région (le nom lui-même de minorité est discriminatoire me semble-t-il). Pourtant si vous aviez vu leur regard triste quand elles essayaient de vendre les quelques bracelets ou autres gadgets artisanaux, vous auriez compris comme moi que ce choix n’était pas le leur. Leur insistance à réciter d’une voix monocorde la même phrase en anglais pour nous inciter à acheter m’a mise très mal à l’aise. Qu’on achète ou qu’on n’achète pas, on risque de se sentir coupable, mais j’ai eu le sentiment d’un beau gâchis. Tout comme le gros billet qu’un touriste a déposé dans les mains d’une petite fille qui ne devait pas avoir six ans. Elle portait sur son dos un bébé et marchait parmi la foule pour susciter ce genre de compassion commerciale. 

Senza categoria

Quelques ampoules

La ville de Sapa se situe à environ 1500 mètres d’altitude et comme c’est dans les montagnes je m’attendais à quelque chose de bien différent. Si j’ai aimé les alentours, j’avoue ne pas avoir été sous le charme de cette bourgade affolée dont le trafic rappelle presque celui de la capitale. Le prix de l’électricité semble être au-delà de leurs préoccupations, j’ai l’impression que c’est Noël toute l’année là-haut. En observant ces trois bâtiments je me suis demandé s’ils pensaient que l’on choisissait le restaurant où manger en fonction de l’illumination.