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La force féminine

Ma guide était une jeune femme de 25 ans, native d’un petit village près de Sapa, déjà maman de deux enfants de 6 et 7 ans. C’était très intéressant de découvrir la réalité d’une jeunesse vietnamienne bien différente de ma culture. Fille aînée d’une famille de 11 enfants, elle n’a pas pu continuer l’école au-delà de l’école primaire (jusqu’à 11/12 ans) car elle a dû s’occuper de ses frères et sœurs. Grande a donc été mon admiration devant sa volonté de devenir guide pour aider sa famille et pour ses capacités à apprendre l’anglais pour réaliser ce rêve. Son émancipation passe aussi par le choix de ne pas vouloir plus de deux enfants afin ne pas répéter les injustices dont elle a été victime. Bravo pour cette force féminine qui formera les futures générations dans les villages des montagnes vietnamiennes !

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Direction Sapa

Quand les congés sont aussi rares, il faut savoir en profiter. Quatre jours sans travailler : je suis partie en exploration vers le nord. Vers le nord, il y a les montagnes, il y a plus de fraîcheur, il y a Sapa, alors départ pour un petit trek. Je rafraichirai ces prochains jours avec quelques souvenirs croqués dans les montagnes. 

De retour dans la fournaise d’Hanoï, je me désole de voir qu’on oublie aussi vite combien c’est difficile de supporter des températures aussi élevées. 

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Tour Lotte

J’ai trouvé un endroit d’où voir les lacs de ma collection qui n’avance pas. La chaleur ne me donne guère envie de me promener trop loin, alors je me contente de ma balade préférée autour du lac numéro 1. Par contre, du sommet de la tour Lotte (272 mètres), où il fait bon frais, on oublie un instant l’écrasante chaleur humide qui nous colle à la peau jour et nuit. 

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La pagode de Bai Dinh

Je vous avais promis quelques détails supplémentaires sur la visite de la pagode de Bai Dinh. Je pensais y retrouver la ferveur bouddhiste du Népal, mais j’apprends avec surprise qu’il n’y a aucun moine et que sa vocation principale est commerciale puisqu’elle appartient à une société. Depuis notre bus, on nous emmène sur des petites voitures électriques. C’est un vaste complexe de 700 hectares de temples bouddhistes. Il est composé d’un ancien temple et d’un nouveau temple. Très populaire au Viêtnam, il est parait-il le plus grand complexe de temples bouddhistes dans le pays. 

Mon guide de voyage dit que l’ancien temple est construit dans une grotte à environ 800 mètres du nouveau temple, mais nous ne l’avons pas visité et notre guide ne nous en a pas parlé. Vu que je suis la seule à parler anglais avec lui (les autres sont tous des touristes vietnamiens), j’en profite pour tenter de mieux comprendre ce que représente la religion au Vietnam. Il m’explique que cette construction a commencé en 2003 depuis que le bouddhisme a été reconnu comme la religion du pays, même si seulement 5 % de la population sont de réels pratiquants. Pour lui c’est difficile de devenir bouddhiste, puisque cela implique de devenir végétarien, à ce je réponds qu’au Népal il y a des bouddhistes, les Newars, qui mangent de la viande. 

Nous traversons quelques-uns des trois kilomètres de couloirs bordés de plus de 500 statues de Arhat (le but final de la pratique bouddhique pour atteindre le nirvana) aux longues oreilles. J’observe avec intérêt les différentes positions de leurs doigts et me souviens de ce ballet de mains offert par les moines au Népal. 

Nous allons voir la tour de la cloche (la plus grosse cloche du Vietnam précise le guide). Je voudrais l’entendre sonner et voir vibrer le gigantesque tambour qui est au-dessous, mais cela n’arrive qu’à de très rares occasions. J’aimerais monter sur le stupa (qui ressemble plus à un minaret qu’aux stupas dont j’avais l’habitude, mais nous n’en avons pas le temps. Le guide nous emmène voir le Bouddha féminin aux 1000 bras et l’immense Bouddha. Le métissage de toutes ces cultures est étonnant et mérite que je prenne le temps d’essayer de mieux comprendre.