Soufflez sur la toile
Ecoutez le silence de l’artiste
Promenez votre regard sur le fil
Touchez la patience

Soufflez sur la toile
Ecoutez le silence de l’artiste
Promenez votre regard sur le fil
Touchez la patience

S comme SURPRENANT
I comme IMAGINATION
X comme… je n’aime pas cette lettre, même pas le XÉRÈS

Connerie
Imbécilité
Niaiserie
Que vais-je essayer ?

Quand l’inattendu colore le paysage
Un souffle d’étonnement m’envahit
Alors j’appuie sur la gâchette
Transportant la peinture éphémère
Rien que pour le plaisir du souvenir
Et je me remets en chemin

Trotter sur la plage
Respirer l’air du large
Oser une roue sur le sable
Inventer un nouvel élan
Sourire à l’instant présent

Dites-le
En offrant des fleurs
Une rose ou un bouquet de
Xylophones

Coucou ! Je suis le 1er.

Moi qui n’aime pas ça d’habitude, je ne pensais pas qu’un jour l’odeur de popcorn dans une salle de cinéma pourrait provoquer une si agréable sensation de liberté. On fête aujourd’hui l’abolition de l’armée. Je ne sais pas vraiment comment ils célèbrent l’évènement, si ce n’est que nous avons eu droit à un jour de congé.
J’ai toujours soif de culture, alors ma curiosité a été titillée quand j’ai lu qu’on annonçait le film « Clara sola » comme le meilleur du cinéma costaricien. Je serai franche, comme je ne connais pas vraiment le 7ème art de ce pays, je n’ai pas de point de comparaison.
Après avoir vu le film je comprends parfaitement pourquoi il a été sélectionné comme représentant national aux Oscars dans la catégorie du meilleur film international.
C’est le premier long métrage d’une réalisatrice costaricienne, Nathalie Álvarez, et le rôle de Clara est interprété par une excellente danseuse costaricienne, Wendy Chinchilla, qui est actrice pour la première fois. Le film raconte l’histoire de Clara dans un village isolé du Costa Rica, une femme de 40 ans enfermée dans le rôle que lui attribue sa grand-mère. Elle connaît un éveil sexuel et mystique et va tenter de se libérer des conventions religieuses et sociales répressives qui ont dominé sa vie. Un film dans lequel la nature parle tout autant que les personnages.
Bon voyage à ce film qui je l’espère rencontrera le succès qu’il mérite !
Je me souviens du jour où la maîtresse nous avait demandé de dessiner le métier que nous aimerions faire. J’étais en 3ème primaire à Rances avec Mademoiselle Besançon. Ce jour-là ma camarade de classe m’a appris le mot « speakerine », j’avais été impressionnée qu’elle connaisse un mot si savant alors que nous n’avions que 9 ans. Je revois la forme triangulaire des pieds sur mon dessin, eh oui à cette époque, mon ambition était de devenir danseuse et il fallait un triangle pour qu’on comprenne qu’elle était sur les pointes. Encore aujourd’hui je me demande qui avait mis cette idée dans ma petite tête et si quelques-uns de mes compagnons de l’époque font le métier qu’ils avaient dessiné.
C’est à la banque que j’ai commencé ma carrière professionnelle, un véritable cliché quand on est Suisse. Ce monde-là était passionnant, quoiqu’un peu trop feutré pour combler mes envies de découvertes. La curiosité m’a propulsée vers d’autres métiers : la restauration, les vins, le sport, le tourisme, le voyage, l’assistance à la clientèle, l’éducation, l’hôtellerie (un petit coucou au passage à tous ceux qui ont dormi dans les lits de la pension Attima d’Ascona). Mes deux expériences les plus extrêmes restent les quelques jours dans une fabrique de choucroute (je ne vous dis pas l’odeur) et ceux passés à gainer des câbles pour un électricien devant les futurs frigos de Carrefour à Cheseaux (qui doit avoir disparu depuis – mais peut-être que mes câbles y sont encore).
Finalement, j’ai pu assouvir ma véritable passion depuis que j’ai enfilé le tablier de prof de français, écoutant et enseignant des mots tout en me promenant de ci de là.
Pourquoi je vous parle de professions aujourd’hui ? Parce que dans chaque métier il y a toujours quelque chose qui nous ennuie. En ce moment, je me noie dans les évaluations, c’est l’époque de tous les examens DELF/DALF et vous le savez déjà je n’aime pas évaluer. J’aime allumer le feu de la passion pour la langue et la partager. Alors ce matin, prise au piège de cette overdoses d’examens, je me demandais si ce n’est pas plutôt une carrière d’exploratrice que j’aurais dû choisir. C’est vrai que les postes sont rares et majoritairement occupés par des hommes, mais on ne sait jamais… L’autre problème c’est que les seules terres qu’il reste à explorer ne sont pas sur cette planète et s’il n’y a personne à rencontrer cela ne m’intéresse pas.

Il y a quelque temps j’ai eu une agréable surprise. Mon fils avait écrit en secret à ma direction pour mendier deux jours de congé en ma faveur, afin de passer un peu de temps ensemble pendant son séjour au Costa Rica. Quand on travaille du lundi au samedi et qu’on n’a que quatre semaines de vacances, je vous jure qu’on sait profiter de ce genre d’aubaine. Alors il fallait une escapade bien minutée pour profiter de chaque instant et de la joie des retrouvailles : direction El Tortuguero sur la côte Caraïbes, une oasis de nature où on ne peut arriver qu’en bateau.
Grande est mon admiration pour dame tortue ! Non ce ne sont pas des traces de voiture que vous voyez sur la photo, mais bien le sillage du passage d’une tortue marine pour aller pondre ses œufs avant de s’en retourner vers sa grande baignoire.
Un soir, notre guide nous a appelés pour nous montrer les bébés tortues qui avaient été récupérés. Alertés parce qu’ils s’étaient égarés dans les jardins de l’hôtel, ils les ont ramenés sur la plage. Impossible de les mettre à l’eau, cela aurait complètement chamboulé leur système d’orientation (GPS naturel), nous a expliqué le guide. Chaque tortue revient pondre sur la plage où elle est née, raison pour laquelle elles doivent absolument mémoriser le lieu exact en arrivant par elles-mêmes jusqu’à la mer.
Et quand j’ai demandé combien de ces minuscules tortues arriveraient à l’âge adulte, le guide m’a répondu :

