Non so se qualcuno abbia ricevuto il secchio di pittura sulla testa, ma quando passo il giro successivo, una grande macchia di vernice bianca si stende per terra… e i pittori continuano il loro lavoro…

Non so se qualcuno abbia ricevuto il secchio di pittura sulla testa, ma quando passo il giro successivo, una grande macchia di vernice bianca si stende per terra… e i pittori continuano il loro lavoro…

Tout là-haut, les yeux du Buddha observent. Il y a de nombreux moines dans leur robe qui me font toujours autant pensé au film 7 ans au Tibet. Quelques touristes commencent à se joindre au mouvement de l’univers autour du stupa. Combien de kilomètres aura parcouru ce vieil homme qui marche en s’appuyant sur son bâton ? Le flux des pèlerins ne cesse jamais. Certains font tourner les moulins à prières. Beaucoup égrainent leur mâlâ (sorte de chapelet bouddhiste composé de 108 perles). Combien de tours font-ils ? Comment peut-on vouloir la guerre à un peuple aussi pacifique ?
Due vecchie signore si siedono accanto a me sulla panchina. Osservo il fascino delle alte vette sul viso abbronzato e marcato dal tempo di quella vicino a me. È bellissima. Vestita con una camicetta di seta viola, su cui indossa un lungo abito nero e un grembiule di tessitura i cui colori mi ricordano le tinte luminose delle Ande peruviane. Al dito un anello turchese. Ai suoi piedi le scarpe da ginnastica raccontano il lungo cammino. La luce nei suoi occhi rivela la giovinezza della sua anima.

Non, je ne me suis pas perdue cette fois… je m’améliore… et ai enfin pu découvrir cet endroit envoûtant : le stupa de Bodnath. C’est un des rares endroits du monde où la culture tibétaine peut s’exprimer sans restriction. Autrefois, c’était le lieu où les marchands tibétains s’arrêtaient pour prier en repartant de Katmandou, avant de se remettre en route avec les yacks vers les hauts cols de l’Himalaya en direction de Lhasa. Aujourd’hui, la plupart des habitants de Bodnath sont des réfugiés tibétains qui ont fui leur pays envahi par la Chine en 1959. Ce n’était pas Tintin au Tibet mais Taty (c’est le surnom qu’on me donne ici) au Tibet. J’ai fait comme les centaines de pèlerins, j’ai tourné, tourné (toujours dans le sens des aiguilles d’une montre), ne me lassant jamais de cet esprit de paix qui règne à cet endroit, et m’inventant une histoire avec le visage de chaque pèlerin.

En écoutant Jean-Pierre Raffarin qui parlait de son livre sur la Chine dans l’émission C à vous (mon émission d’informations préférée), j’ai eu l’impression de mieux comprendre la grande différence qu’il y a entre les civilisations. Il parlait de la société de surveillance en Chine, qui fait froid dans le dos puisqu’on y compte pas moins de 200 millions de caméras de surveillance, auxquelles chaque Chinois est relié grâce à un numéro d’identité. Celles-ci permettent de gérer un système qui note les individus en fonction de leur comportement. Il semblerait que les citoyens ne désapprouvent pas ces pratiques, affirmant que cela permet une sécurité totale. Jean-Pierre Raffarin a commenté en disant que pour nous, Occidentaux, qui faisons de l’individu, de la personne, la valeur supérieure, on ne peut pas accepter ça. Par contre pour eux, dont le groupe est la valeur supérieure, ce sont des gens qui ont été élevés dans cette culture-là. Eux ils ont cette surveillance sur la politique, ironisait le politicien, mais en Occident c’est le marché qui a les informations. Si le Népal est encore loin de tout cela, j’y reconnais cependant une part de vérité sur la valeur supérieure du groupe.

Ecco il mio paesaggio da quasi quattro mesi. Il momento è sempre SPECIALE (per non dire raro) quando si vedono le montagne così bene.
Nomade
Erranza solitaria
Picchi in lontananza
Accompagnano il mio respiro
Libertà

Alors qu’à travers la lucarne virtuelle j’aperçois les paysages hivernaux en Europe, ici la saison ressemble plus au printemps. Pourtant, j’ai vu hier près de l’école qu’on récoltait les avocats et ce matin la brume ressemblait au matin d’automne que je connais. Deux heures plus tard le soleil annonce une autre journée de ciel bleu. On me promet le début du froid pour décembre… tout est encore à découvrir sur la ronde des saisons népalaises.

Cette semaine à l’école j’ai eu une de ces surprises auxquelles je commence à prendre goût. Quand je suis arrivée à l’école, la secrétaire m’a demandé si j’avais un foulard pour me couvrir la tête. Tout de suite, je comprends que j’ai encore manqué une information et que certains de mes cours n’auront pas lieu. En effet ce jour-là, à l’école, on célébrait le 550ème anniversaire de la naissance de Guru Nanak. J’avais déjà eu l’occasion de découvrir qu’il s’agissait d’un mystique et poète indien, maître fondateur du Sikhisme, car le mardi nous avions eu congé pour une grande célébration à Katmandou.
Alors voilà que le programme des cours va être à nouveau tout chamboulé. La cérémonie devrait commencer à 10 heures. Je vais faire comme d’habitude, suivre le mouvement, en espérant ne pas commettre d’impair. Quand je vois les élèves qui attendent en file devant la porte pour aller sur le terrain de sport, je constate qu’ils sont tous en chaussettes (blanches)… Est-ce que je dois moi aussi retirer mes chaussures ? Non, me répond-on, les élèves, ayant tous les mêmes chaussures, ils les ont laissées dans leur salle de classe pour éviter la confusion. Je devrais donc les enlever plus tard… Je suis les élèves et fais la queue derrière ceux qui, comme moi, n’ont pas de foulard, afin d’en recevoir un. Personne, ni enfant, ni femme, ni homme, ne peut avoir la tête découverte. Les hommes Sikh portent le turban. Une fois mon foulard orange noué par une experte, je vais m’installer en tailleur sur les tapis qu’on a déroulés sur le terrain de basket. Attention, les hommes sont à gauche, les femmes à droite. Des musiciens jouent une musique qui me plonge très vite dans une méditation agréable. Un immense papillon coloré vole sans crainte par dessus nos têtes, se posant de temps à autre sur l’un des foulards. Le prêtre ne parle pas longtemps, mais bien entendu je ne comprends pas un mot de ce qu’il dit, il parle en népalais, en hindi, ou que sais-je. Heureusement que je me suis entraînée à Namobudha à rester assise en tailleur longtemps, car la cérémonie dure jusqu’à midi.
Encore une fois je viens d’assister à une grande leçon de tolérance. Cette école est le contraire de la laïcité… Non pas parce qu’on y propage des idées religieuses spécifiques, mais plutôt parce qu’on semble y célébrer toutes les fêtes des diverses religions, afin d’ouvrir un horizon de tolérance dans l’esprit de chaque étudiant. Cela fait passablement réfléchir par rapport au débat houleux dont on entend les échos jusqu’ici depuis la France.

Bien que nous n’ayons jamais gardé les vaches ensemble, permettez-moi quelques réflexions après avoir pas mal ruminer pour tenter de mieux comprendre les vaches de cette grande ville. Pour l’instant aucune ne m’a fait de coup vache au milieu du trafic, elles sont pacifiques, comme la population. Non, dans ce pays je n’ai jamais rencontré de peau de vache ni entendu personne crier « Mort aux vaches ! » contre les représentants de l’ordre. Ici, je ne dirais pas que je suis dans une période de vaches maigres, sans pour autant vivre celle des vaches grasses, l’important c’est qu’on ne me prenne pas pour une vache à lait. Je ne peux malheureusement même pas vous dire que je parle le népalais comme une vache espagnole (puisque mon vocabulaire a moins de dix mots). La bonne nouvelle c’est que j’adore cette saison où il ne pleut plus comme vache qui pisse.
Ah la vache ! je ne m’étais jamais rendu compte combien les vaches se promenaient souvent dans la langue française ! Allez, on va arrêter avec toutes ces vacheries, même si c’était vachement sympa d’essayer de mieux connaître les vaches de Katmandou.

