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Samedi 26 octobre

Samedi 26 octobre – Kag Tihar – vénère les corbeaux, les messagers de la mort informateurs de Yama – on leur offre du riz

Guest House du Monastère de Namobuddha : Assise sur un vieux banc à la peinture blanche écaillée, je contemple le panorama depuis la terrasse. Un corbeau croasse, un autre lui répond. Savent-ils qu’on les célèbre aujourd’hui ? Une chèvre bêle, un coq chante, un bruit de moteur en contrebas sur la route cabossée et poussiéreuse. Le soleil caresse encore les sommets enneigés, le soir tombe…

Ça y est Scooty m’a amenée à destination… j’avais pris une bonne marge de temps, pour avoir le temps de me perdre (ce qui n’a pas manqué) car il faut parfois se perdre pour mieux se retrouver. Le dernier bout de route était plutôt sportif et les ornières profondes (presque à me faire regretter la Yamaha enduro de ma jeunesse), mais j’y suis arrivée.

Cela semble irréel d’être dans un tel calme à moins de quarante kilomètres de chez moi (Ok j’en ai fait un peu plus, mais Google Maps disait 37,5 km depuis la maison).

Je viens d’assister à la prière de l’après-midi au monastère. Les visiteurs ont le droit de s’asseoir sur les côtés et de participer à la cérémonie. Observer et écouter tous ces moines, assis en tailleur devant leur pupitre coloré, me plonge dans l’atmosphère du bouddhisme tibétain. Ils prient, ils chantent, ils boivent, ils mangent, ils parlent, ils font danser leur main, et… surprise… on nous offre aussi du gâteau. Les longues trompettes ont plus le son des sirènes que de la mélodie de Jean-Claude Borelly, les immenses gongs font vibrer ma cage thoracique, les cymbales rythment la prière et une petite clochette semble annoncer l’étape successive. Étourdie par cette immense pièce dont la couleur dominante est le rouge, ainsi que par le brouhaha de leur rituel, je regarde et écoute ébahie…

Si vous voulez voir, il vous faudra y aller car les photos sont interdites dans ce lieu sacré… et je trouve que cela devrait être partout ainsi.

Avant de vous en montrer plus, voici un autre moment magique… un lever de soleil sur Namobuddha.

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Bientôt le festival de Tihar

Octobre est le mois des célébrations au Népal. On se prépare à nouveau pour quelques jours de congé à l’occasion de Tihar (appelé aussi Diwali), le festival des lumières et de la couleur. Ici, j’ai souvent l’impression d’apprendre tout autant que les étudiants, car chaque fête apporte son lot de surprises, que ce soit dans la rue, à l’école où là où j’habite. Aujourd’hui, comme l’école sera fermée trois jours, on a organisé une compétition aux teintes éclatantes. Chaque groupe devait créer des tableaux avec de la poudre de couleur. Bien sûr les étudiants étaient ravis de louper quelques cours (moi, je finis pas m’y habituer et par y prendre goût) et d’assister aux danses ou aux chants.

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Festival de Tihar

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Le plus beau voyage

Voilà une semaine que j’ai reconquis ma LIBERTÉ, oui c’est vrai, LE PLUS BEAU VOYAGE EST DE SE PROUVER SA LIBERTÉ. Je vous avais confié dimanche dernier avoir finalement acheté un SCOOTER, grâce à l’énergie retrouvée suite à quelques jours de vacances en dehors de la jungle urbaine. Après presque trois mois dans ce pays, j’avoue qu’il est difficile de revenir en arrière quand on est habitué à l’indépendance. En arrivant au Népal, j’avais l’envie de ne pas contribuer à la pollution, déjà assez grave, de cette grande ville. Voyant que les déplacements avec les transports publics s’avéraient compliqués et très fatigants, deux solutions s’offraient à mon esprit d’Européenne : acheter un scooter ou un vélo électrique. Cependant, ma conscience écologique s’est essoufflée suite à de longues et épuisantes recherches. En effet, après avoir vu que se déplacer à bicyclette dans une ville où la petite reine n’avait pas son royaume, j’ai compris que c’était un projet suicidaire. J’ai alors tenté de m’orienter vers quelque chose de plus motorisé. Là non plus, je n’ai trouvé personne pour me convaincre que le concept du moteur électrique était réalisable dans une ville où les bornes de rechargement n’existaient pas. Apprenant que la seule personne (ancienne prof à l’Alliance) ayant tenté l’expérience avait dû aller jusqu’en Inde pour réparer son scooter électrique et qu’au retour il ne fonctionnait toujours pas, j’ai là aussi déchanté. Le chemin était solitaire, long, semé d’embûches, de découragement et de résignation, mais j’y suis arrivée. C’était le prix à payer pour la conquête de la liberté. Pendant ce temps, j’acquerrais l’expérience du trafic, et comme l’on marche souvent au milieu des motos, cela me donne plus d’assurance. Moi, passionnée de motos il n’y a pas si longtemps, j’ai choisi le scooter pour ne pas mettre la barre trop haut dans ce chaos urbain, car sur la route il y a des fous, des piétons, des vaches, des chiens et pas d’info trafic pour annoncer quand quelqu’un roule à contresens… Seul point négatif : je n’ai plus la joie d’être félicitée par mon téléphone portable pour les 10’000 pas parcourus.

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Kathina Dan

Intriguée par un long cortège (majoritairement de femmes) défilant ce matin dans la rue devant chez moi, j’ai demandé à mon propriétaire (toujours bienveillant face à ma curiosité) ce qu’elles célébraient. Voici son explication :

Les moines bouddhistes observent chaque année une retraite pendant la saison des pluies, tradition qui se poursuit depuis 2500 ans…le temps du Bouddha Shakyamuni… Quand les trois mois arrivent à leur fin (aujourd’hui), les disciples laïcs montrent leur gratitude aux moines, offrent des robes, font des dons pour le temple…

Voilà pourquoi les gens marchaient ce matin (les femmes portant devant elles des offrandes) vers le temple bouddhiste voisin, pour Kathina Dan.

Kathina Dan

18.10

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Empowering women of Nepal

Le voyage est toujours synonyme de rencontre. Si j’ai rencontré des personnes avec qui échanger quelques instants sympathiques, à Pokhara, j’allais à la rencontre de Lucky, une femme dont je vous avais déjà parlé à l’occasion de la fête nationale suisse (voir publication du 6 août). Lucky est l’aînée des trois sœurs qui gèrent la compagnie 3 Sisters : une agence de trekking (fondée en 1994) spécialisée dans les treks pour les femmes et par les femmes, la Guest-house 3 Sisters (simple, propre et située près du lac) ainsi que la formation des guides et des assistantes (dont est responsable Lucky). J’ai eu l’honneur de partager la table de cette grande famille, une véritable fourmilière géante (les trois sœurs, les trois frères et toute la grande famille), où chacun a sa tâche en fonction de son talent personnel. Puis Lucky m’a fait visiter les bâtiments où sont formées les futures guides et assistantes, m’expliquant le système d’apprentissage qui ressemble à notre système suisse. Les jeunes filles, qui viennent de familles pauvres dans des villages où elles ont souvent eu très peu accès à l’éducation, suivent différents cours de formation qui les prépareront à leur futur métier. Les cours sont variés : anglais (donné par des bénévoles anglophones en voyage qui consacrent un peu de leur temps libre à l’enseignement), nouvelles technologies, sport, religion, leadership, prévention contre les agressions, premiers secours, etc… La formation est gratuite. Après un mois de cours intensif elles peuvent partir en montagne accompagner des groupes et recevoir un salaire, tout en acquérant de l’expérience. Elles savent que le poids sur leurs épaules est limité (contrairement à leurs collègues masculins qui travaillent pour d’autres compagnies). On ne les appelle pas porteuse, mais assistante car elles ne sont pas là seulement pour porter. Chaque femme apprend à son propre rythme. Le programme dure six mois, alternant pratique et théorie, qu’elles suivront une ou plusieurs fois en fonction de leurs propres capacités, jusqu’à ce qu’elles aient acquis les compétences nécessaires pour devenir une guide qualifiée.

Lucky m’a expliqué qu’elles avaient eu l’idée de créer cette agence de trek, spécialisée dans les treks pour les femmes faits par les femmes, après avoir entendu les plaintes de femmes logées dans leur Guest-house qui avaient subi une agression durant un trek. Lucky a été invitée dans de nombreux pays pour parler de leur projet (elle me raconte un voyage au Pérou et ramène à ma mémoire le trek fantastique sur le chemin de l’Inca).

Je vous dirais honnêtement que je ne suis pas allée voir ce que font les autres agences, mais si vous rêvez de partir en trek au Népal, sachez que vous aiderez des femmes népalaises à améliorer leur statut social en choisissant 3 Sisters. Vous participerez aussi à la réussite de leur slogan : Changing the world, one woman at a time.

Ah j’oubliais, les hommes sont naturellement les bienvenus dans la Guest-house ou sur les treks.

3 SISTERS

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Sorrisi nel cielo

È da tempo che la mia voce non ha più il colore dell’italiano… Forse è un segno che mi sto staccando dalla mia vita passata, forse è un segno che sto facendo spazio per, finalmente, provare a imparare la lingua locale (che mi sembra così difficile da memorizzare)…

Se in campagna si costruiscono altalene di bambù per i bambini, è anche di tradizione di fare volare degli aquiloni durante Dashain (messaggio agli dei per fermare le piogge monsoniche). Anche questa è una bella tradizione che mette tanti sorrisi sui visi e nel cielo. Ce n’erano tantissimi sopra i tetti di Kathmandu, ma non ne ho visto molti a Pokhara. Per contro nel cielo sopra Pokhara c’erano tantissimi parapendii per colorare il cielo. Già sulla collina la vista è bella, ma chi sa che vista stupenda hanno da lassù, soprattutto quando le cime dell’Annapurna non sono coperte da nuvole.

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