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Vol vers Con Dao

Cette année j’ai eu la chance de fêter deux fois la nouvelle année, le 1er janvier et le 22 janvier (l’année du Chat). Ce qui fait qu’au retour de voyage de notre joyeux quatuor, je n’ai eu à travailler qu’une semaine avant de retrouver la liberté. Et comme mon âme d’exploratrice agite toujours la clochette de la curiosité, c’est vers le sud que j’ai eu envie de voler pour m’offrir une petite bulle d’écriture près de la mer.

J’ai découvert l’archipel de Con Dao au hasard de mes lectures. Il est formé de seize petites îles montagneuses. Ce qui m’y attirait c’était le côté sauvage des paysages et le fait que le lieu soit visité par très peu d’étrangers. Pourquoi ? Peut-être parce que cela coûte plus cher que la plupart des sites touristiques, ou alors est-ce le fait que l’endroit fut autrefois un véritable enfer pour les milliers de prisonniers qui y étaient enfermés ? Connaissant ce poids historique il est difficile d’espérer y trouver un petit paradis. Dans l’avion j’étais du reste la seule occidentale.

La surprise a commencé au moment de l’atterrissage car jusqu’au dernier moment j’avais l’impression que c’était sur l’eau que nous allions atterrir. Avec ses 51 kilomètres carrés, Con Son est l’île la plus grande de l’archipel et la piste d’atterrissage s’étend sur toute la largeur de l’île. Il vaut donc mieux que les pilotes visent bien et atterrissent au bon moment pour avoir le temps de freiner avant la fin de la piste.

Chère Comtesse

Clin d’oeil de Neuchâtel

Vivant un peu loin de mes lecteurs pour assurer la promotion de mon roman, j’aime à dire que je laisse cette « Chère Comtesse » voler de ses propres ailes… Et là je ne croyais pas si bien dire ! La voici qui s’envole sur les quais de Neuchâtel sous l’objectif attentif d’une sympathique lectrice. Va savoir, peut-être se précipitait-elle vers cette belle dame, croyant y reconnaître une de ses nobles amies. 

Ce joli clin d’œil me réjouit, parce que le port de cette charmante ville me rappelle l’arrivée de la joyeuse bande du Jura en septembre 1856, au moment où les royalistes tentaient de reprendre le pouvoir aux confédérés.

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Un métro à Hanoï

Saviez-vous qu’il y a un métro à Hanoï ? Cela m’intriguait depuis que je suis arrivée car à force de demander à tout le monde (mes étudiants comme mes collègues), je n’ai trouvé personne qui l’avait déjà pris. 

Une moto-taxi m’emmène jusqu’à la station de départ hyper moderne de Cat Linh. Renforcée par la curiosité de mon ex joyeuse voisine népalaise, nous voici parties à la conquête de la ligne 2A inaugurée en novembre 2021, soit dix ans après le début de sa construction. Nous avons juste envie de nous asseoir dans le métro pour regarder la ville (c’est une ligne aérienne) et voir où cela nous mènera. La surprise est que cela ne mène pas du tout dans un lieu très fréquenté, il faut du reste demander à Google où trouver un café sympa pour s’offrir une petite pause avant de nous renfiler sur les rails dans l’autre sens. C’est en effet quelque peu surprenant d’avoir construit en premier la ligne qui sera probablement la moins rentable des dix lignes à construire. 

Le projet est ambitieux, mais pour l’instant il ne semble accueillir que des curieux désireux d’expérimenter un nouveau moyen de transport. Vu la lenteur des travaux, je doute que l’on puisse désengorger le trafic urbain avant longtemps.

https://futuresoutheastasia.com/hanoi-metro-2022-construction-update/

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La rue du train

Une des grandes attractions aux yeux des touristes qui s’arrêtent à Hanoï est d’aller regarder passer le train dans la rue du train. Ce qui est étonnant c’est l’étroitesse du passage dans lequel la voie ferrée se faufile au milieu des habitations. Et je vous assure que quand on est dans le train, il vaut mieux ne pas se pencher au-dehors lorsque l’on traverse une ville. Je suis allée plusieurs fois boire un verre près des rails avant de voir passer un train car les horaires sont assez approximatifs. D’autre part, depuis qu’un touriste belge a provoqué un accident en passant sous la barrière de sécurité pour faire un selfie avec un train, les règles sont devenues plus strictes et la police cherche à fermer tous les cafés le long des voies ou en tout cas leur accès. C’est un peu aberrant, on a le droit d’être assis dans les petits troquets mais pas d’y accéder par la rue. Alors les commerçants utilisent quelques ruses en escortant les curieux au travers des boutiques parallèles jusqu’à un siège, où on leur servira à boire en attendant de voir passer l’attraction locale.

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Hoi An

Allez encore un dernier petit tour dans la charmante ville de Hoi An avant de remonter vers le nord. Autrefois c’était un grand port, par lequel pénétra du reste le christianisme au XVIIème siècle. Ce fut l’un des principaux ports de l’Asie du Sud-Est. Chinois, Japonais (qui y ont construit le pont au centre de la photo), Hollandais, Portugais, Espagnols, Indiens, Philippins, Indonésiens, Thaïlandais, Français, Anglais et Américains, ils vinrent tous s’y approvisionner en soie, étoffes, papier, porcelaine, noix d’arec, poivre, plantes médicinales chinoises, ivoire, cire d’abeille et laque. Heureusement pour la ville, peut-être, au XIXème siècle le fleuve s’assécha et empêcha les gros navires d’arriver jusqu’à la ville historique. Aujourd’hui, certains prétendent que Hoi An est la plus ravissante ville du Vietnam. Je ne les ai pas encore toutes vues, je ne me prononcerai pas, mais cela restera pour notre joyeux quatuor la ville des lanternes. Le soir venu, les gens s’installent dans les gondoles locales pour se laisser glisser sur les flots.

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Lady Buddha

La ville de Danang est chargée d’histoire.

Heureusement aujourd’hui, on respire un climat de paix à Danang et le lieu le plus visité de la ville est la statue de Lady Buddha. Située sur une colline, elle regarde la mer avec un regard protecteur en direction des pêcheurs. On la voit déjà quand on arrive avec l’avion. Non, je n’ai pas rétréci ma fille qui se trouve au pied du monument, puisque c’est bien la plus grande statue de Buddha du Vietnam avec ses 67 mètres de haut. Au-dessus de sa tête elle porte un Bouddha de deux mètres de haut. 
C’est étonnant dans ce pays cette volonté de transformer la religion en attraction touristique. J’avais déjà eu cette sensation sur la montagne en-dessus de Sapa. 

Cédée à la France, en 1787-1788, puis reprise par l’empereur Quang Trung, Danang tombe entre les mains des Français en 1858 qui la baptisèrent Tourane. La ville est intimement liée à l’histoire de la présence française mais également américaine durant la guerre du Vietnam. C’est ici que les premiers soldats américains débarquèrent en mars 1965. Danang deviendra ensuite, l’une des plus importantes bases militaires américaines durant la guerre du Vietnam et fut attaquée à maintes reprises par les troupes nord-vietnamiennes notamment durant la fameuse offensive du Têt en janvier 1968.

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L’énergie marine

Nous voici installés pour quelques jours à Hôi An. Peu importe la météo ou la force explosive des vagues, l’énergie de la mer nous appelle et l’on si plonge sans hésiter… mais sans se risquer très loin de la rive.

Le sable blanc s’étend à l’infini. Le paysage raconte aussi un peu les dégâts causés par le typhon Noru en octobre dernier.

De temps en temps on aperçoit les immeubles de la ville de Da Nang entre deux nuages de brume. 

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Voyage vers le sud

J’ai toujours adoré dormir dans un train et me laisser bercer par le ronronnement de ce roulement si spécifique. Alors voici notre joyeux quatuor installé dans une cabine prêt à découvrir les fenêtres du tableau vers le sud. Un petit festin arrosé d’un rosé du pays de Vaud, un match aux cartes, tant pis si je suis de nouveau dans l’équipe qui perd, je suis tellement contente d’avoir des partenaires de jeu, et puis il y a aussi la liberté d’aller voir à l’autre bout du train en se faufilant dans les couloirs avant de poser sa tête sur l’oreiller. Bien sûr, notre convoi n’a pas la vitesse du TGV, ça tombe bien, j’aime bien les Très Grands Voyages. Cela permet de « prendre son temps » et d’apprivoiser le paysage. Quand les yeux se ferment, le train continue son travail sans se préoccuper des ronflements des voyageurs. Il lui faudra deux nuits pour arriver jusqu’à sa destination finale, Ho Chi Minh Ville (l’ancien Saïgon) mais nous descendons à mi-parcours à Danang peu avant midi après une bonne nuit de sommeil.