Chère Comtesse

Le 9 septembre 2022

Dans un mois exactement, je serai au Manoir de Valeyres-sous-Rances pour la présentation de mon roman Chère Comtesse – de Katmandou à Valleyres, dans le lieu même où vécut cette femme fascinante. C’est la première fois que j’aurai la chance d’être publiée par un éditeur : les Éditions Mon Village

Je suis tombée par hasard sur une question : « La première publication, une seconde naissance ? »

Je ne saurais répondre, c’est peut-être la naissance d’une identité, celle de la légitimité d’écrire. C’est en tout cas l’accouchement d’une gestation silencieuse, un dialogue intérieur fait de mots couchés sur des centaines de pages qui vont tout à coup devenir un objet matériel visible au public. Je ne sais pas encore où cela me mènera, mais je n’oublie pas toutes ces années d’écriture, les nombreux refus d’éditeurs. Voilà pourquoi mon étonnement fut grand quand le premier éditeur à qui j’envoyai le manuscrit de cette Chère Comtesse me répondit qu’ils étaient intéressés. Je tenais à ce que ce soient eux, puisque c’est de MON VILLAGE que je parle dans ce roman. Même si je ne sais pas si cela intéressera le public, c’est déjà une immense victoire qu’un éditeur croie qu’il contient quelque chose qui pourrait plaire. 

J’y raconte une histoire qui occupe mon esprit depuis plusieurs années. C’est pendant mon séjour au Népal que j’ai commencé à visualiser comment mettre en mots la vie de la comtesse Valérie de Gasparin, une femme étonnante du XIXème siècle, enterrée dans le cimetière de mon petit village natal. Si j’ai associé ce récit à mon aventure népalaise, sous forme de lettres adressées à cette Chère Comtesse, c’était surtout pour essayer de comprendre pourquoi ce personnage me fascinait autant, tout en partageant avec elle quelques réflexions sur la réalité népalaise. Partir est souvent un bon moyen pour mieux voir d’où l’on vient. La persévérance, la patience et la sagesse récoltée près du toit du monde m’ont aidée à croire en ce projet jusqu’au bout.

Les lacs d'Hanoï

14. Hô Thú Lê

C’est dingue tout de même les jolies surprises que nous offrent la vie. Figurez-vous qu’après deux ans, je retrouve ma joyeuse voisine et amie du Népal qui vient enseigner elle aussi dans une école d’Hanoï. Alors, entre deux préparations de cours, je lui propose une de mes spécialités : la découverte d’un nouveau lac. Elle accueille une de mes habituelles étourdies avec le sourire, puisque je lui donne rendez-vous à un endroit et l’attend à un autre. Ce n’est pas de ma faute s’il y a deux hôtels avec le même nom… Ok c’est vrai que j’ai oublié d’ajouter le numéro 3 après le nom. Ce n’est pas si grave car je suis aussi devenue experte en géolocalisation. Je mets mon temps mais j’y arrive toujours. 

Le lac Thú Lê abrite un petit zoo et un parc d’attractions pour divertir les enfants. N’étant pas une grande fan de zoo, je ne vous ferai pas la liste des animaux vu que nous nous sommes plus approchées des bancs bien ombragés que des cages. Et pour se rafraichir, c’est tout là-haut sur la tour que nous sommes montées admirer la vue.

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Le pont du Soleil Levant

Lundi matin, c’est mon jour de congé, je sors plus tard pour ma promenade quotidienne autour de mon lac préféré. J’aime bien ce petit pont rouge en bois qui mène au temple Ngoc Son. Son nom : Thê Húc, veut dire « Soleil levant », voilà certainement pourquoi l’énergie y est si bonne tôt le matin. Le pont original datait de 1865, mais il a été reconstruit en 1952 avec une base en ciment. À mes yeux, c’est le petit Golden Gate d’Hanoï.

Les lacs d'Hanoï

13. Lac Hûu Tiêp

Intriguée par une de mes collègues qui m’a parlé du lac Hûu Tiêp dans lequel on peut encore voir l’épave du bombardier américain B52 qui a été abattu par les forces nord-vietnamiennes le 27 décembre 1972, je décide de reprendre ma mission photographique des lacs d’Hanoï. 
Alors, ce matin je modifie l’itinéraire de mon habituelle promenade autour du lac numéro 1 pour aller voir le numéro 13. 
Je me faufile et zigzague sur les trottoirs, finissant souvent sur la route pour contourner les voitures, qui confondent trottoirs et parkings à Hanoï, tout comme les deux roues, ou pour éviter les échoppes devant lesquelles de nombreux Vietnamiens s’installent à n’importe quelle heure de la journée sur des petits tabourets en plastique pour déguster leur soupe de nouilles ou autres, sans compter que c’est aussi dans la rue que des femmes acroupies lavent la vaisselle de tout ce petit monde.
Je finis par arriver au lac Hûu Tiêp… et comme il est petit, j’ai vite fait le tour pour ne rien apercevoir qui pourrait ressembler à la pointe d’une carcasse d’avion.
Et à force de chercher sur internet, je découvre que l’épave du bombardier a été sortie du lac le 3 mai 2021. Elle sera nettoyée et revêtue d’un produit anti-corrosion. Mais depuis plus rien comme article… Vont-ils la replonger dans le lac ? Mystère.

https://e.vnexpress.net/photo/news/hanois-neglected-b52-lake-gets-a-makeover-4267501.html

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Quand les nuages s’envolent

À force de souffler, la magie opère et le paysage se découvre tout là-haut sur la montagne…

Ainsi je peux admirer le gigantesque Buddha de bronze, une statue de 21,5 mètres de haut inaugurée en 2019 à 3075 mètres d’altitude, qui elle aussi est entrée dans le livre Guiness des records mondiaux.

Encore une fois je reste ébahie par cette capacité du pays à transformer la religion bouddhiste en un incroyable parc d’attractions déserté par les moines. 

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Les brumes du Fansipan

À peine sortie du téléphérique, je regarde avec interrogation la longue file des gens qui ont choisi d’aller jusqu’au sommet avec le funiculaire. Eh oui, il semble que cette masse touristique se protège de tout effort pour atteindre le toit du Vietnam. Je préfère me faufiler dans le brouillard qui insuffle une atmosphère mystique aux lieux. En grimpant sur les hautes marches, je tente d’imaginer le décor…