Chère Comtesse

Le pouvoir des livres

Quand je suis à Valeyres, mes promenades ne m’emmènent pas autour des lacs mais près des vignobles, le long des champs, dans les bois et sur les collines. 

Hier, l’émotion m’a mis les larmes aux yeux quand j’ai vu les deux belles roses qui ont été déposées sur les pierres tombales du Comte et de la Comtesse de Gasparin. 

Soudain, ce petit cimetière privé m’est apparu comme moins austère. Aussi loin que remontent mes souvenirs, jamais je n’y avais vu une fleur sur une tombe. Alors je suis descendue un instant saluer la mémoire de ces deux grands personnages. 

Je me suis assise sur le petit banc de pierre autour duquel s’épanouissaient de jolies fleurs de cyclamens sauvages. 

Et si les livres avaient un pouvoir ?

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De douces joies

Si on ne perd pas l’habileté et les gestes du sécateur, les quelques courbatures de ce matin me font comprendre que je suis désormais une citadine… Quelle chance que la promotion de mon livre (ma récolte à moi) coïncide avec une saison précoce pour la vendange. J’ai toujours adoré cette période de l’année, depuis le premier coup de sécateur jusqu’à la raclette finale, en passant par tous les petits plaisirs qui éveillent chaque sens. Le fromage des dix heures, le verre de blanc bien frais qui descend dans le gosier, le gâteau aux pruneaux et au chocolat d’hier m’ont rappelé ces douces joies. 

Chère Comtesse

Merci !

Merci à tous pour vos sourires, votre intérêt et vos commentaires ! J’ai aimé partagé avec vous la passion qui m’anime en ces lieux historiques ! Merci à ma famille, mes amis, aux gens de Valeyres ou des alentours. Oui, Valeyres s’écrivait autrefois avec deux -L-, ce n’est pas une erreur de l’imprimeur. Merci aussi aux descendants de Madame Valérie de Gasparin-Boissier d’avoir pris le temps de se déplacer pour saluer la publication de cette Chère Comtesse.

Hier, j’ai aussi découvert un charmant endroit que je vous invite à visiter si vous ne le connaissez pas : la librairie PADI à Orbe, un lieu où l’on sent rôder la passion pour les livres.

Je repense à cette dame qui m’a demandé si je vendais des crayons de couleur, je lui ai répondu que je ne vendais qu’un livre, alors nous avons commencé une sympathique discussion et la dame est repartie avec deux livres de cette « Chère Comtesse », sans oublier ses crayons de couleur. J’espère qu’avec ce roman je réussirai à vous transporter sur les ailes du passé de mon petit village et à vous emmener découvrir quelques sagesses récoltées au pays du Buddha.

Chère Comtesse

Poser un instant son bagage

Dernière étape tessinoise : Mondacce où vit mon autre fille. Il fut un temps où je pensais que mes enfants s’éparpilleraient sur la planète et que je voyagerais vers d’autres horizons pour aller les trouver. Pour l’instant c’est plutôt le contraire. Quel doux plaisir d’avoir toutes ces jolies maisons où poser un instant mon bagage et raconter quelques histoires de cette Chère Comtesse. 

Chère Comtesse

Le voyage de cette Chère Comtesse

Je ne suis pas hôtesse de l’air mais grâce à la Ticino card je peux promener cette Chère Comtesse en Suisse italienne. Aujourd’hui, visite à mon fils du côté de Bosco Gurin, la commune tessinoise la plus haute (1500 mètres), seule commune du canton où la langue n’était pas l’italien. Les descendants des colonisateurs Walser y parlent encore une langue ancienne Walser, le Ggurijnartitsch en plus de l’italien.

Chère Comtesse

Toucher les mots

Me revoici au pays des Helvètes avec cette agréable impression de tranquillité. Quelle émotion hier soir de toucher le résultat matériel de tous ces mots cousus sur le papier après des années en compagnie de cette Chère Comtesse. Et pour lutter contre l’envie d’aller me coucher trop tôt, comme on ne peut être poète sans quelques grains de folie, je viens d’aller promener mon livre pour l’immortaliser dans le paysage.