Blog

Français

Empowering women of Nepal

Le voyage est toujours synonyme de rencontre. Si j’ai rencontré des personnes avec qui échanger quelques instants sympathiques, à Pokhara, j’allais à la rencontre de Lucky, une femme dont je vous avais déjà parlé à l’occasion de la fête nationale suisse (voir publication du 6 août). Lucky est l’aînée des trois sœurs qui gèrent la compagnie 3 Sisters : une agence de trekking (fondée en 1994) spécialisée dans les treks pour les femmes et par les femmes, la Guest-house 3 Sisters (simple, propre et située près du lac) ainsi que la formation des guides et des assistantes (dont est responsable Lucky). J’ai eu l’honneur de partager la table de cette grande famille, une véritable fourmilière géante (les trois sœurs, les trois frères et toute la grande famille), où chacun a sa tâche en fonction de son talent personnel. Puis Lucky m’a fait visiter les bâtiments où sont formées les futures guides et assistantes, m’expliquant le système d’apprentissage qui ressemble à notre système suisse. Les jeunes filles, qui viennent de familles pauvres dans des villages où elles ont souvent eu très peu accès à l’éducation, suivent différents cours de formation qui les prépareront à leur futur métier. Les cours sont variés : anglais (donné par des bénévoles anglophones en voyage qui consacrent un peu de leur temps libre à l’enseignement), nouvelles technologies, sport, religion, leadership, prévention contre les agressions, premiers secours, etc… La formation est gratuite. Après un mois de cours intensif elles peuvent partir en montagne accompagner des groupes et recevoir un salaire, tout en acquérant de l’expérience. Elles savent que le poids sur leurs épaules est limité (contrairement à leurs collègues masculins qui travaillent pour d’autres compagnies). On ne les appelle pas porteuse, mais assistante car elles ne sont pas là seulement pour porter. Chaque femme apprend à son propre rythme. Le programme dure six mois, alternant pratique et théorie, qu’elles suivront une ou plusieurs fois en fonction de leurs propres capacités, jusqu’à ce qu’elles aient acquis les compétences nécessaires pour devenir une guide qualifiée.

Lucky m’a expliqué qu’elles avaient eu l’idée de créer cette agence de trek, spécialisée dans les treks pour les femmes faits par les femmes, après avoir entendu les plaintes de femmes logées dans leur Guest-house qui avaient subi une agression durant un trek. Lucky a été invitée dans de nombreux pays pour parler de leur projet (elle me raconte un voyage au Pérou et ramène à ma mémoire le trek fantastique sur le chemin de l’Inca).

Je vous dirais honnêtement que je ne suis pas allée voir ce que font les autres agences, mais si vous rêvez de partir en trek au Népal, sachez que vous aiderez des femmes népalaises à améliorer leur statut social en choisissant 3 Sisters. Vous participerez aussi à la réussite de leur slogan : Changing the world, one woman at a time.

Ah j’oubliais, les hommes sont naturellement les bienvenus dans la Guest-house ou sur les treks.

3 SISTERS

Schermata 2019-10-15 alle 08.55.32

Italiano

Sorrisi nel cielo

È da tempo che la mia voce non ha più il colore dell’italiano… Forse è un segno che mi sto staccando dalla mia vita passata, forse è un segno che sto facendo spazio per, finalmente, provare a imparare la lingua locale (che mi sembra così difficile da memorizzare)…

Se in campagna si costruiscono altalene di bambù per i bambini, è anche di tradizione di fare volare degli aquiloni durante Dashain (messaggio agli dei per fermare le piogge monsoniche). Anche questa è una bella tradizione che mette tanti sorrisi sui visi e nel cielo. Ce n’erano tantissimi sopra i tetti di Kathmandu, ma non ne ho visto molti a Pokhara. Per contro nel cielo sopra Pokhara c’erano tantissimi parapendii per colorare il cielo. Già sulla collina la vista è bella, ma chi sa che vista stupenda hanno da lassù, soprattutto quando le cime dell’Annapurna non sono coperte da nuvole.

qrf

Français

Mission impossible ?

Et si nous parlions ce matin de batterie ? C’est en mettant recharger mon téléphone ce matin que j’y ai pensé. Finalement nous sommes pareils à ces petits jouets électroniques, nous avons nous aussi besoin de recharger les batteries, et plus l’appareil est vieux plus les batteries se déchargent rapidement… Moi, je recharge les batteries dans la nature et les doses sont plutôt rares dans cette grande ville. Voilà pourquoi cette semaine de vacances à Pokhara m’a fait un bien fou. Même en me fatiguant sur les sentiers des alentours, un air plus sain a aéré mes poumons. Si les montagnes étaient encore très pudiques et refusaient souvent de se dénuder de leur voile de nuages, il y avait le lac où laisser voguer mes pensées.

Les célébrations de Dashain se sont terminées hier avec la pleine lune. En bas de chez nous, comme à chaque pleine lune, ils ont allumé des bougies autour du stupa (voir publication du 15 août).

L’énergie accumulée dans mes batteries pendant cette petite escapade m’a permis de réaliser une mission que je considérais dès lors impossible : ACHETER UN SCOOTER. Je l’ai pris rouge, comme le casque et les sandales, me souvenant de mon patron au Canada qui n’achetait que des voitures rouges, disant que statistiquement elles étaient moins souvent impliquées dans des accidents (parce que j’aime le rouge et que le conseil a sa valeur dans le chaos urbain). En regardant brûler les bougies autour du stupa, j’ai offert un verre de rouge à mes sympathiques voisins pour fêter la réussite de cette longue mission et célébrer l’anniversaire de l’un d’eux (plutôt satisfait de ne pas avoir toute la lumière braquée sur son vingt-neuvième anniversaire).

Pokhara

Français

Retour triomphal…

Me voici de retour dans la grande capitale avec dans le regard plein d’images de là-bas. Commençons par la fin puisque mon retour a été triomphal. Quoiqu’au début, ignorant tout des actualités, je craignais un peu ce qui s’était passé pendant mon absence, voyant depuis la fenêtre du bus une haie de policiers sur les deux côtés de la route (placés tous les dix mètres) et des soldats armés comme dans les cas de crise grave. Le chauffeur du bus a stoppé bien avant d’être arrivé à destination, disant qu’il n’avait pas l’autorisation d’entrer dans le centre à cette heure-là. J’ai suivi le flot des passagers qui se déversaient sur la chaussée en pensant que c’était parce que nous étions passablement en retard suite aux embouteillages sur le chemin du retour. Une horde de chauffeurs de taxi nous attendait en reniflant à plein nez l’odeur des dollars qui émanait de ce bus plein de touristes (eh oui je l’avoue j’ai choisi de me joindre à cette catégorie pour plus de confort). L’esprit plein de fatigue, j’ai négocié dur le prix (avec trois chauffeurs), toujours trop haut au final, mais tout de même la moitié de ce qu’il voulait au départ. Grâce au peu d’anglais qu’il parlait, j’ai compris pourquoi un tel processus de sécurité avait été mis en place : le président chinois Xi Jinping arrivait à Katmandou pour une visite d’État au Népal. Il m’a montré les nombreux portraits du dirigeant chinois et de la présidente népalaise, Bidya Devi Bhandari, et toutes les banderoles de bienvenue. Si j’écrivais au début que mon retour avait été triomphal, c’est parce que le taxi a suivi le même itinéraire que devait prendre plus tard le convoi de la délégation. La route était quasi déserte, seuls quelques taxis ou motos, mais sur les deux côtés de la route beaucoup de monde attendait brandissant les drapeaux des deux pays. J’aurais pu ouvrir la fenêtre et faire le petit geste de la main, comme la reine d’Angleterre… mais je n’ai jamais trop aimé attirer les regards de la foule… Finalement, j’ai été soulagée quand il a enfin pu s’enfiler dans une petite rue parallèle pour me ramener vers chez moi.

S’il y avait autant d’embouteillages sur la route qui me ramenait de Pokhara c’est parce qu’il semblerait que les festivités de Dashain touchent à leur fin (je dis semblerait, car j’ai de la peine à trouver quand ça commence et quand ça finit exactement) et que chacun va devoir se remettre au travail. En attendant, j’en ai vu beaucoup de ces grandes balançoires en bambou, une belle tradition pour les enfants, mais qui amusent tout autant les adultes.

Les balançoires de Dashain

rhdr

Français

J’ai cueilli cette fleur…

J’ai cueilli cette fleur pour toi sur la colline.
(…)

Moi, j’ai dit : Pauvre fleur, du haut de cette cime, 
Tu devais t’en aller dans cet immense abîme
Où l’algue et le nuage et les voiles s’en vont.
Va mourir sur un cœur, abîme plus profond.
Fane-toi sur ce sein en qui palpite un monde.
Le ciel, qui te créa pour t’effeuiller dans l’onde,
Te fit pour l’océan, je te donne à l’amour.
(…)

Victor Hugo, Les Contemplations

Fleurs

Italiano

Happy Dashain !

qrf

Tra altalene di bambù, riti di adorazione della dea Durga, preghiere mattutine nei templi, sacrifici di animali e festeggiamenti in famiglia il popolo nepalese anche quest’anno ha concluso le celebrazioni dello Dashain, la più importante festività del calendario induista. 
Durante il mese di ottobre, per 15 gorni consecutivi l’intero Paese, senza distinzione di casta, celebra l’uccisione del demonio a opera della dea Durga,divinità della forza e della prosperità, come dire la vittora del bene sul male. 
La natura religiosa di questa festa impone riti antichi prestabiliti, come il recarsi ogni mattina in un tempio dedicato a una divinità diversa per accumulare influssi positivi che durano fino al Dashain successivo. Ma è anche la festa dei bambini, per i quali vengono costruite grandi altalene di bambù e funi di erba intrecciata su cui giocano dalla mattina fino al tramonto, mentre nelle città più grandi gareggiano con coloratissimi aquiloni costruiti con le proprie mani. Ma è anche una festa che prevede il sacrificio di migliaia di animali, bufali, pecore, capre e uccelli, il cui sangue viene fatto scorrere lungo le gradinate dei templi fino a bagnare le strade e i selciati delle piazze, suscitando le proteste sempre più accese degli animalisti.

https://www.focus.it/cultura/curiosita/dashain-la-festa-dei-nepalesi-25102012

Ecco finalmente alcuni giorni di vacanza per partire alla scoperta…

Français

Traffic jam

Nous parlons d’embouteillage, mais dans certains cas je trouve que ce serait mieux d’utiliser l’expression anglaise Traffic jam, car c’est bien à de la confiture que ressemble la situation. Ça colle de tous les côtés, sans pour autant avoir un goût très sucré, emmêlant au carrefour bipèdes, deux roues, quatre roues et quadrupèdes entre les étalages des marchands, avec les odeurs de volaille en cage ou de boucherie…

Trafic Jam

Français

Ambiance de fêtes

Et quand tout à coup le rideau de nuages s’ouvre, je n’hésite pas à m’asseoir un instant du côté de Durbar Square (mon endroit préféré près de là où j’habite), où touristes et locaux se côtoient dans la tranquillité. Ces jours le trafic est encore plus intense. Imaginez un peu la folie des dernières courses avant Noël… ça y ressemble un peu côté agitation, mais sans le « Jingle Bells » bien sûr… la fête de Dashain

Durant le mois de “Kartik” dans le calendrier « Vikram Shambat » (fin septembre début octobre), les Népalais se livrent aux célébrations de la fête la plus importante de l’année, Dashain. Dashain est la plus longue et la plus généreuse fête du calendrier népalais, célébrée par toutes les castes et toutes les croyances à travers le pays. Les quinze jours de célébration se déroulent durant la dernière quinzaine de la lune claire et le jour de la pleine lune.

Partout dans le pays la déesse Durga est vénérée par d’innombrables pujas (prières), par d’abondantes offrandes et des milliers de sacrifices animaux pour un bain rituel sacré, baignant ainsi la déesse dans le sang durant plusieurs jours.

(…)

Lors des préparatifs, toutes les maisons sont nettoyées et joliment décorées, peintes pour accueillir la déesse mère, de façon à ce qu’elle puisse visiter et bénir chaque maison dans une perspective de chance et de bonheur. Durant ces moments, les parents proches ou éloignés, se réunissent dans les foyers. Les marchés sont remplis d’une foule de vêtements neufs et recherchés, de cadeaux, d’objets luxueux, et d’offrandes qui seront offertes aux dieux, mais aussi de denrées alimentaires pour les fêtes de famille. Des milliers de moutons, chèvres, canards, poulets, buffles sont préparés pour le grand sacrifice. Tout est fermé pendant dix à quinze jours. Il est impossible de trouver des ouvriers, pauvres comme riches sont d’humeur festive. N’importe où que vous alliez, vous sentez les arômes de « Vijaya Dashami » (Gers Himalaya)

Les fêtes de Dashain

J’aurais sûrement l’occasion de vous en reparler…

rhdr