Coucou ! Je suis le 1er.

Coucou ! Je suis le 1er.

Moi qui n’aime pas ça d’habitude, je ne pensais pas qu’un jour l’odeur de popcorn dans une salle de cinéma pourrait provoquer une si agréable sensation de liberté. On fête aujourd’hui l’abolition de l’armée. Je ne sais pas vraiment comment ils célèbrent l’évènement, si ce n’est que nous avons eu droit à un jour de congé.
J’ai toujours soif de culture, alors ma curiosité a été titillée quand j’ai lu qu’on annonçait le film « Clara sola » comme le meilleur du cinéma costaricien. Je serai franche, comme je ne connais pas vraiment le 7ème art de ce pays, je n’ai pas de point de comparaison.
Après avoir vu le film je comprends parfaitement pourquoi il a été sélectionné comme représentant national aux Oscars dans la catégorie du meilleur film international.
C’est le premier long métrage d’une réalisatrice costaricienne, Nathalie Álvarez, et le rôle de Clara est interprété par une excellente danseuse costaricienne, Wendy Chinchilla, qui est actrice pour la première fois. Le film raconte l’histoire de Clara dans un village isolé du Costa Rica, une femme de 40 ans enfermée dans le rôle que lui attribue sa grand-mère. Elle connaît un éveil sexuel et mystique et va tenter de se libérer des conventions religieuses et sociales répressives qui ont dominé sa vie. Un film dans lequel la nature parle tout autant que les personnages.
Bon voyage à ce film qui je l’espère rencontrera le succès qu’il mérite !
Je me souviens du jour où la maîtresse nous avait demandé de dessiner le métier que nous aimerions faire. J’étais en 3ème primaire à Rances avec Mademoiselle Besançon. Ce jour-là ma camarade de classe m’a appris le mot « speakerine », j’avais été impressionnée qu’elle connaisse un mot si savant alors que nous n’avions que 9 ans. Je revois la forme triangulaire des pieds sur mon dessin, eh oui à cette époque, mon ambition était de devenir danseuse et il fallait un triangle pour qu’on comprenne qu’elle était sur les pointes. Encore aujourd’hui je me demande qui avait mis cette idée dans ma petite tête et si quelques-uns de mes compagnons de l’époque font le métier qu’ils avaient dessiné.
C’est à la banque que j’ai commencé ma carrière professionnelle, un véritable cliché quand on est Suisse. Ce monde-là était passionnant, quoiqu’un peu trop feutré pour combler mes envies de découvertes. La curiosité m’a propulsée vers d’autres métiers : la restauration, les vins, le sport, le tourisme, le voyage, l’assistance à la clientèle, l’éducation, l’hôtellerie (un petit coucou au passage à tous ceux qui ont dormi dans les lits de la pension Attima d’Ascona). Mes deux expériences les plus extrêmes restent les quelques jours dans une fabrique de choucroute (je ne vous dis pas l’odeur) et ceux passés à gainer des câbles pour un électricien devant les futurs frigos de Carrefour à Cheseaux (qui doit avoir disparu depuis – mais peut-être que mes câbles y sont encore).
Finalement, j’ai pu assouvir ma véritable passion depuis que j’ai enfilé le tablier de prof de français, écoutant et enseignant des mots tout en me promenant de ci de là.
Pourquoi je vous parle de professions aujourd’hui ? Parce que dans chaque métier il y a toujours quelque chose qui nous ennuie. En ce moment, je me noie dans les évaluations, c’est l’époque de tous les examens DELF/DALF et vous le savez déjà je n’aime pas évaluer. J’aime allumer le feu de la passion pour la langue et la partager. Alors ce matin, prise au piège de cette overdoses d’examens, je me demandais si ce n’est pas plutôt une carrière d’exploratrice que j’aurais dû choisir. C’est vrai que les postes sont rares et majoritairement occupés par des hommes, mais on ne sait jamais… L’autre problème c’est que les seules terres qu’il reste à explorer ne sont pas sur cette planète et s’il n’y a personne à rencontrer cela ne m’intéresse pas.

Il y a quelque temps j’ai eu une agréable surprise. Mon fils avait écrit en secret à ma direction pour mendier deux jours de congé en ma faveur, afin de passer un peu de temps ensemble pendant son séjour au Costa Rica. Quand on travaille du lundi au samedi et qu’on n’a que quatre semaines de vacances, je vous jure qu’on sait profiter de ce genre d’aubaine. Alors il fallait une escapade bien minutée pour profiter de chaque instant et de la joie des retrouvailles : direction El Tortuguero sur la côte Caraïbes, une oasis de nature où on ne peut arriver qu’en bateau.
Grande est mon admiration pour dame tortue ! Non ce ne sont pas des traces de voiture que vous voyez sur la photo, mais bien le sillage du passage d’une tortue marine pour aller pondre ses œufs avant de s’en retourner vers sa grande baignoire.
Un soir, notre guide nous a appelés pour nous montrer les bébés tortues qui avaient été récupérés. Alertés parce qu’ils s’étaient égarés dans les jardins de l’hôtel, ils les ont ramenés sur la plage. Impossible de les mettre à l’eau, cela aurait complètement chamboulé leur système d’orientation (GPS naturel), nous a expliqué le guide. Chaque tortue revient pondre sur la plage où elle est née, raison pour laquelle elles doivent absolument mémoriser le lieu exact en arrivant par elles-mêmes jusqu’à la mer.
Et quand j’ai demandé combien de ces minuscules tortues arriveraient à l’âge adulte, le guide m’a répondu :


C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.
Victor Hugo

Boules de plumes élégantes
En promenade du dimanche
Le souffle de l’ailleurs sur les ailes
Ils picorent l’instant présent
Effleurés par l’élan des vagues
Caressés par la lumière du matin
Ô comme vous êtes beaux
Nobles chevaliers de la liberté !

Saviez-vous que la première femme de José Pepe Figueres était américaine. Vu que la plupart d’entre vous ne savent pas qui était ce monsieur, en quoi cela pourrait-il vous intéresser ? … C’est compliqué de raconter des histoires, il faut savoir par quel bout la commencer.
Pour faire court : J.P. Figueres (Don Pepe) a été le président du Costa Rica à trois reprises. C’est d’ailleurs sous son premier mandat que l’armée du pays a été supprimée en 1948 pour mettre fin définitivement aux guerres.
Eh oui, la première femme de Don Pepe était une gringa : Henrietta Boggs. Grand a donc été mon étonnement quand j’ai appris que c’était avec la comédie musicale « Henrietta » qu’on avait choisi de célébrer les 200 ans de l’Indépendance du Costa Rica. Je ne voulais pour rien au monde manquer cet évènement au TEATRO NACIONAL. Depuis que je suis arrivée dans ce pays, j’attendais impatiemment de m’asseoir sur les strapontins de cette perle architecturale pour y admirer un spectacle. Même si les restrictions sanitaires ne permettaient pas de remplir complètement la salle, j’étais déjà dans le spectacle avant même que résonne la première note de musique, surtout que l’amitié est toujours la meilleure garantie pour passer un agréable moment. Quelle émotion donc de pouvoir étancher ma soif dans un tel lieu de culture ! Afin de faire durer le plaisir, je vais vous raconter un bout de l’histoire de cette femme plutôt atypique…
Henrietta avait 22 ans quand elle arriva au Costa Rica en 1940. Aînée d’une grande famille protestante, l’aventure l’attirait, elle ne voulait pas du destin tout tracé qu’on lui réservait. Elle quitta donc l’Alabama pour rendre visite à son oncle et sa tante. Elle fit un voyage de huit jours en bateau jusqu’à Limón. Quelques jours après son arrivée, elle rencontra un mystérieux étranger aux yeux bleus perçants.
EN LE REGARDANT GARER SA MOTO ET SE DIRIGER VERS LE PORCHE, J’ÉTAIS UN PEU DÉÇUE. IL NE CORRESPONDAIT PAS À MES CRITÈRES D’ÉTUDIANTE. IL N’ÉTAIT PAS GRAND, NI BEAU, NI MÊME ATTIRANT AU SENS HABITUEL DU TERME. IL AVAIT UN ÉTRANGE PETIT SOURIRE EN DEMI-LUNE PRESQUE MALICIEUX… LA SEULE CHOSE QUE L’ON REMARQUAIT, C’ÉTAIT SES YEUX, D’UN BLEU SAISISSANT DANS UN VISAGE BRÛLÉ PAR LE SOLEIL.
Married to a Legend (1992) – Henrietta Boggs
Don Pepe la demanda en mariage lors d’une promenade sur sa Harley Davidson au bord du cratère du volcan Irazú … et elle accepta. Elle découvrit le pays en train, à cheval et à moto, ne craignant pas de scandaliser les gens parce qu’elle préférait porter des pantalons plutôt que des robes. Pourtant sa vie n’eut rien d’un long fleuve tranquille puisque son mari dirigea la révolution costaricienne de 1948. Ils durent même partirent en exil au Mexique. Henrietta passa une partie de la révolution à fuir le danger avec son mari et ses deux enfants, portant le plus jeune dans ses bras pour échapper aux tirs ennemis. À l’âge de 29 ans, elle devint la première dame du Costa Rica et son mari président déclara peu après la suppression de l’armée du pays afin d’éviter de nouveaux bains de sang. Henrietta ne fut pas étrangère à la décision de donner le droit de vote aux femmes en 1950. Elle s’insurgeait auprès de tous ceux qui voulaient bien l’écouter contre cette injustice. Pour elle ce n’était pas normal que la moitié de la population du pays n’ait pas le droit de donner son opinion.
La fin de l’histoire fut assez soudaine. Tout au long de la Révolution et de la fondation de la Seconde République, une distance s’installa entre Henrietta et son mari. L’attention que Don Pepe portait à sa famille passait après ses préoccupations politiques, et l’opinion de sa femme semblait avoir dès lors peu d’importance. L’homme était résolument marié à son pays et le fossé se creusa entre lui et son épouse.
Leur relation s’assombrit encore plus lorsque les inquiétudes d’un médecin concernant un éventuel cancer de l’utérus contraignirent Henrietta à l’hospitalisation. Deux jours plus tard, Figueres rendit une visite de dix minutes à sa femme. Il arriva avec deux de ses collaborateurs politiques pour que les trois hommes puissent continuer leurs discussions dans la chambre d’hôpital.
« C’est peut-être à ce moment-là que j’ai décidé de partir et de rentrer aux États-Unis », dira Henrietta quelques mois plus tard. En 1969, à part son époux, très peu de gens surent que la première dame montait dans un avion avec ses deux enfants pour ne jamais revenir au Costa Rica pendant la présidence de son futur ex-mari.
J’ÉTAIS ALLONGÉE DANS MON LIT D’HÔPITAL ET JE SAVAIS QUE MES JOURS AU COSTA RICA ÉTAIENT COMPTÉS. CETTE DÉCISION ME BRISA LE CŒUR. DEPUIS L’ÂGE DE VINGT-DEUX ANS, JE VIVAIS AU COSTA RICA ET LES SEULS AMIS QUE J’AVAIS ÉTAIENT DANS CE PAYS. DÉMÉNAGER AILLEURS SIGNIFIAIT DÉCHIRER MA VIE…
Married to a Legend (1992) – Henrietta Boggs
La comédie musicale se termine avec un ballet de souvenirs joyeux qu’elle emporte avec elle de ce pays qui était le sien. Elle aimait dire que tout le monde avait droit à deux pays : celui où il est né et celui qu’il se choisit.
Au vu des recherches effectuées pour comprendre qui était cette Henrietta avant d’aller voir la comédie musicale, je ne crois pas me tromper en disant que cette femme n’est pas très connue au Costa Rica, l’histoire oublie souvent les femmes… Elle méritait bien cet honneur au Théâtre National.

Dimanche dernier, j’ai fait une promesse. J’étais dans une petite chapelle à Alajuela, une charmante ville à 20 kilomètres de San José, plus tranquille et plus campagnarde que la capitale. Il y a actuellement le festival « Alajuela, Ciudad Palabra », les mots y sont à l’honneur, c’est le festival des contes… Et à voir l’étincelle de joie dans les yeux de ceux qui les contaient, on comprenait combien le public leur avait manqué pendant ces longs mois d’enfermement.
Alors pourquoi me demanderez-vous ai-je fait une promesse ? Ce soir-là il y avait au programme une conteuse péruvienne au charisme envoûtant. À peine apparaissait-elle devant moi, vêtue de turquoise, des longues boucles de la même couleur pendues à ses oreilles, des cheveux tressés, je m’envolais dans son monde. Rien qu’en la regardant, je partais en voyage et revoyais les splendeurs du Pérou. De sa présence s’échappait une lumière qui irradiait toute la salle. Ma promesse ? Oui, j’y arrive. Après avoir chauffé son public pour s’assurer que nous étions bien présents et à l’écoute, elle nous a demandé de lever la main droite. Déjà conquis par la conteuse, nous avons tous obéi sans hésiter. Puis elle nous a invités à répéter après elle :
de lire des contes, (…)
de raconter des contes, (…)
d’écrire des contes. (…)
Ce serment ne pouvait pas mieux me convenir, moi qui adore les histoires. Je venais de visiter le musée de la ville (voir la photo ci-dessous prise depuis le toit). Le bâtiment, qui était autrefois une prison, m’avait permis de découvrir l’histoire de Juan Santamaria, le Guillaume Tell costaricien, alors pourquoi ne pas vous parler de ce héros national ?
Le personnage est né en 1831 dans la ville d’Alajuela, d’une mère pauvre et célibataire. En 1855 l’aventurier, flibustier et mercenaire américain William Walker se mit en tête de conquérir l’Amérique centrale dans le but de créer un empire personnel et esclavagiste. Alerté par ce qui se passait chez les voisins du Nicaragua, le président du Costa Rica (pays indépendant depuis 1821) appela la population à prendre les armes et à marcher sur le Nicaragua pour lutter contre l’envahisseur étranger. Le jeune Santamaria s’engagea alors dans l’armée en tant que tambour. Les soldats le surnommaient « le hérisson » à cause de ses cheveux en brosse.
Au printemps 1856, après avoir croisé un contingent de soldats de Walker dans la province de Guanacaste, les troupes costariciennes continuèrent leur marche vers le nord, déterminées à ne pas se laisser envahir. Le 11 avril, les combats furent féroces dans la ville de Rivas au Nicaragua, mais les Costariciens ne parvinrent pas à déloger les hommes de Walker qui s’étaient réfugiés dans une auberge d’où ils avaient une position dominante. Le général suggéra alors qu’un soldat courageux s’approche de l’auberge pour y mettre le feu. Plusieurs soldats tentèrent de réaliser cette mission mais moururent avant de parvenir à leur but. Finalement, Santamaria se porta volontaire, à condition que s’il meurt d’autres soldats prennent soin de sa mère. Avec sa torche, il parvint à mettre le feu à l’auberge, mais il fut aussitôt blessé par le feu ennemi et mourut peu après à l’âge de 24 ans. Son acte de bravoure contribua ce jour-là à la victoire de Rivas.
Le 11 avril est aujourd’hui un jour férié au Costa Rica. Le héros national possède sa statue sur la place centrale d’Alajuela et l’aéroport international porte le nom de Juan-Santamariá de San José.
L’histoire pourrait s’arrêter là, sauf qu’en sortant du musée, mon aimable guide me dit que certains ont des doutes sur la véracité du récit. Même si on a retrouvé des documents qui attestent de la rente de guerre versée à la mère de Santamaria, ils affirment que des politiciens se sont emparés de ce symbole pour défendre leurs idées nationalistes. Imaginez un peu, c’est comme si on remettait en doute la véritable existence de notre Guillaume Tell !
Alors ? Histoire ou légende ? À vous de choisir !

Connaissez-vous tous ces fruits ?
Le voyage permet aussi de papillonner sur les papilles gustatives, non seulement avec des nouvelles saveurs, mais aussi avec les sonorités de noms inconnus et les souvenirs des endroits où elles nous emmènent. Le zapote me permet de retourner en Colombie, près de l’arbre dans notre jardin auquel était attaché un vieux pneu en guise de balançoire ; j’entends les cris joyeux des enfants, pourtant je ne me souvenais pas du goût de ce fruit. Le mamón chino me rappelle l’exotisme des fraises chinoises (ou lechees). On a l’impression que chaque uchuva (le coqueret du Pérou) a été emballé dans un paquet cadeau, cela ressemble aux tomates cerise, mais aucune similarité dans le goût. Tout aussi élégant le naranjilla (lulo en Colombie), avec une texture qui ressemble au kiwi mais une saveur plus proche de l’orange. Mon préféré est le pitaya (fruit du dragon) un fruit qui pousse sur une espèce de cactus. Si sa forme écailleuse est surprenante, elle ne laisse en rien deviner l’étonnant rouge fuchsia que l’on trouve à l’intérieur. Il a la même texture que le kiwi et est très riche en vitamines, mais attention de ne pas en abuser car les graines de ce fruit ont un léger effet laxatif.

Il y a 116 volcans au Costa Rica, cinq sont actifs et deux endormis parait-il. Si je veux tous les voir, je devrais augmenter la cadence des visites. Il faut dire que les déplacements ne sont pas très rapides quand on n’est pas motorisé : 4 heures de bus pour faire 130 kilomètres, si tout va bien, parce qu’en cas d’embouteillage … Eh oui, on ne roule pas à 130 à l’heure dans ce pays.
Le week-end dernier, j’avais exceptionnellement congé à l’occasion de la célébration du bicentenaire de l’Indépendance. Je suis donc allée voir le volcan Arenal que voici. C’est vrai que cela donne envie d’aller voir là-haut, mais ce n’est pas autorisé (bien que si j’en crois les rumeurs il est possible d’y monter illégalement avec un guide). L’Arenal est considéré comme le plus jeune volcan du Costa Rica. Sa dernière éruption remonte à 2010. J’espérais un peu d’action, mais il est resté endormi durant ma visite…
Coincée à côté de moi dans le bus de retour vers San Ramon il y avait une femme d’une cinquantaine d’années qui m’a avoué ne jamais être allée à la Fortuna d’où je revenais. Voyant mon étonnement, elle m’a dit que les prix y étaient beaucoup trop élevés pour son modeste budget. Comme elle s’excusait d’être aussi bavarde, je lui ai répondu qu’au contraire j’adorais converser avec les gens du pays pour mieux comprendre leur réalité. La dame m’a raconté qu’elle travaillait de nuit comme surveillante dans une école et nous avons parlé des prix élevés au Costa Rica. C’est vrai que le pays n’est pas aussi bon marché que ce que je connaissais de l’Amérique latine et je me demande souvent comment font les plus humbles. Est-ce pour cela qu’on l’appelle la Suisse de l’Amérique Centrale ? Je trouve qu’ils exploitent toutes les ressources naturelles d’une manière commerciale. Par exemple, pour aller voir une cascade, il faut payer (encore plus cher si vous n’êtes pas résident). Peut-être que c’est un moyen de sauvegarder le paysage, je ne sais pas, mais je trouve que c’est injuste pour ceux qui n’en ont pas les moyens, la nature devrait être accessible à tous.
Quand la dame a su que j’étais Suisse, elle m’a confessé sa passion pour la série de Heidi qu’elle avait déjà regardée six fois. Alors comme nous avions le temps, j’ai pu lui montrer quelques trésors avec les photos de la neige de l’hiver dernier lors de mon dernier passage en Suisse.
